Mise en garde sur 6 médicaments contenant des nanoparticules cancérigènes

Le magazine 60 millions de consommateurs révèle la présence de nanoparticules potentiellement cancérigènes dans 6 médicaments utilisés couramment, comme le Doliprane®, l'Efferalgan® ou encore le Nurofen®.

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© Adobe StockLes nanoparticules sont considérées comme potentiellement dangereuses pour la santé.Après avoir détecté la présence de cette substance susceptible d'être cancérigène dans des confiseries ou des gâteaux, 60 millions de consommateurs a décidé de mener l'enquête parmi des spécialités pharmaceutiques suspectant la présence de dioxyde de titane sous forme de nanoparticule. Sur les six médicaments évalués, tous en contiendraient.

Les nanoparticules de dioxyde de titane sont-elles nocives ?

Parmi les médicaments analysé, des traitements contre la douleur et la fièvre chez l'adulte, contre l'allergie ou encore contre l'insomnie. Les résultats ont justement montré la présence de dioxyde de titane sous forme de nanoparticules dans les six médicaments et dans une dimension de l’ordre du milliardième de mètre, selon les informations du magazine. Les spécialités concernées sont :

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- Efferalgan® 1g - 8 comprimés pelliculés du laboratoire Upsa : "20% des particules de dioxyde de titane (TiO2) sont sous forme nano"

- Spasfon® - 30 comprimés enrobés du laboratoire Teva : "16% des particules de dioxyde de titane (TiO2) sont sous forme nano"

- Zyrtecset® 10 mg - 7 comprimés pelliculés sécables du laboratoire UCB Pharma : "36% des particules de dioxyde de titane (TiO2) sont sous forme nano"

- Nurofen® 400 mg - 12 comprimés enrobés du laboratoire Reckitt Benckiser Healthcare France : "17% des particules de dioxyde de titane (TiO2) sont sous forme nano"

- Doliprane® enfant en poudre - 12 sachets-dose de 200 mg du laboratoire Sanofi : "20% des particules de dioxyde de titane (TiO2) sont sous forme nano"

- Euphytose® - 120 comprimés enrobés du laboratoire Bayer : "44% des particules de dioxyde de titane (TiO2) sont sous forme nano"

Le problème ? Une étude datant de 2017 réalisée par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Toulouse a identifié, chez le rat, un danger associé à un colorant alimentaire courant : le dioxyde de titane (E171). Les recherches ont montré que l’exposition chronique de rats au E171 par voie orale favorisait la croissance de lésions colorectales précancéreuses. "On ne peut pas extrapoler les résultats obtenus chez le rat à l’Homme. Cette étude constitue un premier élément de vigilance. Elle indique les directions à suivre pour les études ultérieures" nuance l'Inra.

Une mention nano absente des notices

La présence de dioxyde de titane est notifiée sur les notices de chaque spécialité car l'additif E171 est un colorant autorisé dans les médicaments. Néanmoins, la mention "nano" n'apparaît sur aucune des notices, rapporte 60 millions de consommateurs. Le magazine réclame une mention obligatoire pour avertir de la présence de nanoparticules dans les médicaments.

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