Médecine chinoise : ce traitement serait responsable de cancers du foie

Publié le 20 Octobre 2017 par
Des chercheurs Singapouriens ont réalisé une étude publiée dans Science Translational Medicine qui démontre qu’il y aurait un lien entre les acides présents dans certains remèdes de la médecine chinoise et le cancer du foie.
Publicité

© IstockUne récente étude Singapourienne, publiée dans le Science Translational Medicine montre que des acides nocifs responsables de cancer du foie auraient été trouvés dans certains médicaments à base de plantes de la médecine chinoise.

Une exposition aux acides répandue

Les chercheurs ont étudié des cellules de cancers du foie provenant de différents pays asiatiques : Taiwan, Chine, Vietnam, Corée, Japon et d’autres pays d’Asie du sud-est. Les scientifiques déclarent dans l’étude, qu’ils ont pu établir : "une signature mutationnelle distinctive de l’exposition aux acides aristolochiques (AA)". Sur les 98 échantillons de Taiwan, 78% présentaient des mutations montrant que les cancers étaient plausiblement les résultats d’un contact avec des produits chimiques. Cette découverte signifie que l’exposition aux AA est relativement répandue.

Publicité
Publicité

La plante responsable

L'acide aristolochique, c'est le nom d'un composant contenu dans une plante très utilisée en médecine chinoise, l’aristoloche. Les résultats de l’étude montrent qu’une intoxication à l’aristoloche provoquerait une mutation génétique responsable du cancer du foie. La médecine chinoise est pratiquée depuis plus de 3 000 ans et on retrouve la présence de ces acides dans beaucoup de produits issus de cette tradition. Ils sont utilisés pour calmer les douleurs pendant les accouchements, favoriser la guérison ou soigner les insomnies.

Interdits dans de nombreux pays

En France, cette plante n'appartient pas à la pharmacopée française et son emploi en tant que médicament n'a jamais été accordé. Si l’AA est désormais interdit dans de nombreux pays tels que la Grande-Bretagne ou les États-Unis, les chercheurs expliquent : "en Chine et à Taiwan, il n’y a aucune interdiction formelle, seules certaines plantes contenant des AA sont réglementées". Taiwan semble particulièrement touché par ce produit naturel hautement cancérigène. Les chercheurs ont conclu l’étude par cette recommandation : "nous proposons que des mesures supplémentaires visant la prévention primaire par l'évitement de l'exposition aux AA et l'étude des approches possibles de la prévention secondaire soient faites".

La rédaction vous recommande sur Amazon :
Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X