Les infections sexuellement transmissibles explosent en France

Publié le 19 Juillet 2018 par Chloé Parisse, journaliste santé
Un communiqué de Santé Publique France révèle que le nombre d'infections sexuellement transmissibles est en nette augmentation, notamment les infections à chlamydia et à gonocoque.
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© Adobe StockLes 15-24 ans sont les plus concernés. Dans un communiqué, Santé Publique France révèle que les infections à chlamydia et à gonocoque, qui se transmettent lors de rapports sexuels non protégés, seraient en nette augmentation. Les autorités sanitaires mettent l'accent sur l'importance du préservatif et du dépistage.

Diagnostics d'infections multipliés par 3 par rapport à 2012

En 2012, une enquête conduite auprès de l’ensemble des laboratoires de bactériologie français a permis d’estimer le nombre total d’infections à Chlamydia et à gonocoque diagnostiquées en France à 76 918 et 15 067 cas. Une nouvelle enquête menée en 2017 par le LaboIST a permis de recueillir ces mêmes données pour l'année 2016 parmi les plus de 15 ans.

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Les résultats révèlent le diagnostic de 267 097 infections à Chlamydia en 2016, soit une augmentation d’un facteur 3,4 par rapport à 2012. Ces infections prédominent chez les femmes et l'Île-de-France présente le taux de diagnostic le plus élevé.

Également, 49 628 personnes ont reçu un diagnostic pour une infection à gonocoque en 2016, soit une augmentation d’un facteur 3,3 par rapport à 2012. Ces infections prédominent chez les hommes et sont plus fréquentes dans les DOM.

Les infections à gonocoques sont dues à la bactérie Neisseria gonorrhoeae. Elles provoquent des inflammations douloureuses à la miction (urétrite). Elles peuvent être à l’origine de complications sérieuses au niveau de l’appareil génital. Elles peuvent également favoriser la transmission d’autres maladies sexuellement transmissibles comme le VIH. Les infections à Chlamydia sont dues à une autre bactérie : Chlamydiae trachomatis. Cette infection est souvent asymptomatique, parfois elle peut donner quelques signes d’une infection. Mais elle peut surtout engendrer diverses complications sur l’appareil génital si elle n’est pas traitée. Ces deux infections sont très contagieuses, peuvent être silencieuses et entraîner des complications.

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Pourquoi une telle augmentation ?

"Les jeunes de 15-24 ans restent particulièrement touchés par ces infections sexuellement transmissibles" révèle le communiqué. Cette prévalence élevée des infections à Chlamydia et à gonocoque chez les moins de 25 ans serait due au nombre de partenaires important et à une utilisation non régulière du préservatif.

"La forte augmentation des diagnostics de ces infections constatée en 2016 peut être due à plusieurs facteurs. Elle peut s’expliquer tout d’abord par une sous-estimation des cas diagnostiqués en 2012 mais aussi par une intensification du dépistage et l’amélioration de la sensibilité des tests utilisés et enfin, par l’augmentation de l’incidence de ces IST elles-mêmes" précise Florence Lot, responsable de l'unité VIH/sida, hépatites B et C, IST à Santé publique France.

La solution ? Le préservatif et le dépistage restent les moyens les plus efficaces pour lutter contre les IST. "Un préservatif ça peut te sauver la vie. Gardes-en toujours sur toi" souligne Santé Publique France dans sa campagne digitale.

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