L’altitude et les étendues d’eau : les deux critères qui influent sur la présence du moustique tigre

Une étude espagnole révèle les variables permettant d'évaluer la présence du moustique tigre sur l'île de Majorque en Espagne.

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© Adobe StockDes scientifiques de l'Université des Îles Baléares en Espagne ont réalisé une étude sur les moustiques tigre présents sur l'île de Majorque, au large des côtes espagnoles. Leur recherche a permis d'évaluer la relation entre la présence du moustique et les variables d'habitat afin de récolter des informations pour la planification de campagnes de prévention et de lutte efficaces contre cette espèce.

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Deux variables identifiées

Les scientifiques l’appellent Aedes albopictus. Le moustique tigre, reconnaissable facilement à ses rayures blanches, est le vecteur de plusieurs maladies pathogènes qu’il peut porter simultanément et transmettre à l’homme au cours d’une seule piqûre. Ce moustique est préoccupant pour la santé publique car il est vecteur de trois maladies virales : la dengue, le chikungunya et le Zika.

Les scientifiques ont examiné les données détaillées sur la présence de moustiques tigre recueillies dans 228 sites de l'île de Majorque à l'automne 2015, trois ans après la première détection de l'espèce sur l'île. Les résultats ont montré que la présence de moustiques était négativement associée à l'altitude. Les chercheurs supposent que cela est dû à une plus grande présence humaine à basse altitude, près de la côte. Les scientifiques ont également découvert que la présence de moustiques était positivement associé aux étendues d'eau comme les piscines. L'eau associée aux zones résidentielles et aux centres touristiques serait donc le principal prédicteur de la présence de moustiques tigres d'Asie sur l'île de Majorque.

Prédire pour prévenir et lutter contre le moustique tigre

"Compte tenu de la présence massive de moustiques tigre sur l'île de Majorque et de son association avec les activités humaines, l'élimination des sites de reproduction potentiels par une intervention citoyenne sera essentielle pour améliorer le contrôle des espèces", a déclaré Ana Sanz-Aguilar, la principale auteur de l'étude. Grâce à l'identification des variables d'habitat, il est désormais possible de prédire la présence de l'espèce au sein de l'île.

 

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