L’additif E171 devrait disparaître des bonbons d’ici 2019

Le Syndicat des confiseurs français à annoncé vouloir bannir de leurs bonbons le dioxyde de titane, un additif alimentaire connu sous le nom de E171.

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© Adobe StockL'additif alimentaire E171 bientôt supprimé des confiseries. Le mardi 19 juin 2018, les confiseurs français ont signé une charte d'engagement visant à bannir de leurs bonbons le dioxyde de titane "dès que possible et au plus tard fin 2019".

90% des confiseurs ont déjà supprimé l'additif de leurs bonbons

Couramment utilisé comme colorant alimentaire dans les bonbons, les gâteaux industriels et les plats préparés, l'additif E171 est également présent dans les cosmétiques, les dentifrices et certains médicaments largement utilisés comme l’Efferalgan®, le Spasfon®, le Nurofen®, le Doliprane® ou encore l’Euphytose®.

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La secrétaire générale des Confiseurs de France, Florence Pradier, a déclaré dans un communiqué : les confiseurs "sont engagés, tous ont travaillé dessus, les solutions sont en train d'être mises en oeuvre, donc ce sera très certainement avant la fin 2019". Le dioxyde de titane étant controversé, le syndicat informe que "100% des confiseurs se sont engagés à le supprimer et 90% l’ont déjà supprimé à date". Madame Pradier ajoute que "les confiseurs s'adapteront aussi, si jamais il y a une réglementation qui intervient avant", en référence au gouvernement qui souhaite bannir l’utilisation de cette substance comme additif alimentaire.

Une réglementation prévue depuis mai 2018

Le 18 mai 2018, le gouvernement exprimait son souhait d'interdire l'utilisation de cet additif "avant la fin de l'année". En cause : les potentiels risques pour la santé du dioxyde de titane et le fait qu'il soit suspecté de jouer un rôle dans la survenue de cancer.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rappelle en effet sur son site internet qu’une étude menée en 2017 "montre que l’exposition chronique de rats au dioxyde de titane (additif E171, partiellement nanométrique) par voie orale serait susceptible d’entraîner des lésions colorectales précancéreuses".

Cette étude seule n’est pas suffisante pour conclure sur les effets du dioxyde de titane sur l’humain, mais cet additif mérite tout de même de faire l’objet d’une vigilance particulière. En effet, selon l’Anses, l’E171 remplit les critères pour être classé comme "cancérogène suspecté par inhalation pour l’Homme".

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