La fatigue : ce symptôme qui persiste 5 ans après un diagnostic de cancer

Maladie éprouvante psychologiquement et physiquement, le cancer continue de laisser des traces, même plusieurs années après son diagnostic. Une étude co-réalisée par l'Inserm et l'Inca dévoile les conséquences les plus négatives de la maladie à long terme.

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© Adobe StockPlus de 3 millions de personnes vivent actuellement avec un cancer en France ou en ont guéri. La maladie est diagnostiquée de plus en plus tôt et la prise en charge s'est améliorée ce qui a permis de faire reculer la mortalité, comme le souligne l'Inca dans un communiqué publié le 20 juin. Pour autant, les conséquences de la maladie sont lourdes, tant sur le plan psychologique que physique. Au travers d'une étude réalisée par l'Inserm, l'Inca montre que 5 ans après le diagnostic, la qualité de vie reste fortement dégradée. Ainsi 44% des malades interrogés ont rapporté une dégradation de leur état physique. Et 48,7 % des personnes décrivent la fatigue comme LE symptôme significativement persistant.

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Une fatigue plus prononcée chez les femmes

La fatigue est particulièrement prononcée chez les femmes (56,5% contre 35,7% d'hommes), les personnes jeunes (58,4% des 41-50 ans et 61% des 18-40 ans, âge au diagnostic), et celles en situation de précarité. La fatigue dépend aussi de la localisation du cancer. Elle dépasse 50 % pour le col de l’utérus (64,3 %), le poumon (59,4 %), le sein (57,2 %), la thyroïde (55,8 %) et les voies aérodigestives supérieures (53,1 %). Cette fatigue va aussi de pair avec la présence de séquelles, en particulier de douleurs (73% des sondés ont ressenti des douleurs dans les 15 derniers jours). Enfin, ces niveaux de fatigue sont très similaires à ceux rapportés à deux ans du diagnostic, précisent les auteurs.

L'importance de maintenir une activité physique pour réduire la fatigue

L'étude montre aussi que trop peu de malades accordent de l'importance à deux facteurs prédominants que sont l’alimentation et l’activité physique dans la prévention des risques de second cancer, l’amélioration du pronostic de la maladie et la tolérance aux traitements. Cinq ans après un diagnostic de cancer, 34,3% des personnes déclarent ne pas avoir modifié leur pratique d’activité physique, 53% déclarent en faire moins ou avoir cessé complètement tandis que 12,7% affirment en pratiquer davantage. Les hommes et les personnes plus âgées sont ceux ayant connu une diminution de leur activité physique avec des séquelles comme des troubles anxieux ou dépressifs. Trois individus sur cinq ayant réduit leur activité physique présentent un état de fatigue avéré.

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