Le lien inattendu entre jeûne alterné et diabète

De nombreuses études se penchent sur les bénéfices du jeûne alterné. Des chercheurs américains auraient découvert un lien positif entre jeûne alterné et diabète. 

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© FotoliaLe jeûne alterné est une pratique de plus en plus courante. Malgré le fait qu'on ne sache pas encore s'il est vraiment bénéfique, les scientifiques se penchent sur son effet sur l'organisme. Une récente étude américaine a montré que ce type de régime pouvait agir sur le diabète chez les souris.

Une influence sur le pancréas

Des études avaient déjà été menées il y a plusieurs mois sur le sujet. L'une d'entre elle, rapportée par le site d’information MedicalXpress, avait montré qu’après quelques mois de jeûne (en alternant sept jours de repas sans restriction avec quatre jours restreints), le diabète avait considérablement baissé. Les souris ont perdu du poids pendant le jeûne, mais celui-ci a également eu une influence sur le pancréas. En effet, il a recommencé à produire de l’insuline malgré le diabète. Les jours de consommations restreintes ont permis au pancréas de faire une pause pour recycler plusieurs de ces cellules. Ainsi, lorsque les souris ont recommencé à manger, de nouvelles cellules capables de produire de l’insuline sont apparues.

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Cependant, les scientifiques s’interrogent sur l’efficacité du jeûne alterné chez l’homme. Une autre étude, publiée en février dernier sur Science Translational Medicine, s’est penchée sur cette question. 100 personnes ont été amenées à faire une série de jeûnes : ils ont comparé les sujets ayant suivi 3 mois d’un régime sans restrictions à des personnes suivant un FMD (Fast Metabolism Diet) pendant 5 jours consécutifs par mois, pendant 3 mois. Le FMD ou régime chronique consiste à entraîner le corps à brûler des calories sans restrictions mais en prenant des aliments à des heures calculées. Les résultats du deuxième groupe ont montré une réduction du poids corporel, de la pression sanguine et du facteur de croissance 1 ressemblant à l’insuline (IGF-1). De plus, les chercheurs précisent que les résultats liés à l’indice de masse corporelle, la pression artérielle, le glucose jeun, l’IFG-1, les triglycérides, le cholestérol LDL (lipoprotéique total et à faible densité) ainsi que la protéine C réactive étaient plus bénéfiques chez les participants à risque que les autres. Ainsi, les cycles d’une FMD de 5 jours pourraient réduire les facteurs de risque des maladies liées à l’âge. Pourtant, des essais sont encore à faire afin d’être sûr que les effets sont bénéfiques chez les êtres humains, notamment par rapport au diabète.

Mieux qu’un régime classique ?

Des chercheurs de l’Université de l’Illinois (Chicago, États-Unis) avaient réalisé en mai dernier une étudecomparant le régime normal au jeûne alterné. Les participants, dont l’IMC était supérieur à 25, ont été répartis en 3 groupes. Ceux qui faisaient un jeûne alterné devaient réduire leur apport calorique à 25% des besoins énergétiques quotidiens un jour sur deux, et mangeaient 125% des besoins énergétiques le reste du temps, comme nous l’explique le site d’information Pourquoidocteur. Le second groupe avait des apports quotidiens qui ne dépassaient pas 75% des besoins énergétiques. Le dernier groupe était un groupe témoin.

Les résultats montrent qu’il n’y a pas de différence significative dans les taux de pression sanguine, la fréquence cardiaque, les triglycérides, le glucose à jeun, l’insuline à jeun ou encore la résistance à l’insuline.

Ainsi, le jeûne alterné pourrait être un bon moyen de perdre du poids si le régime classique ne convient pas, mais il ne faut pas prendre cela à la légère : renseignez-vous toujours auprès d’un médecin avant de commencer un régime, quel qu’il soit.

Est-ce une bonne idée de jeûner pour maigrir ?

Tout dépend de votre état de santé et de la façon dont le jeûne est mené.
Bien sûr, ne pas manger fera maigrir et donc réduira les comorbidités associées au surpoids comme l’hypertension ou la mauvaise utilisation de l’insuline. Mais attention : s’il existe déjà une anémie, une hypotension, un syndrome métabolique ou un diabète, le jeûne peut aggraver l’état de santé. D’autre part, la question demeure de la qualité de ce que l’on perd : graisse ou muscle ? A un moment, l’organisme pioche dans les réserves de gras pour protéger les muscles. Mais actuellement, on ne sait pas exactement, quand ni comment s’établit la balance entre perte musculaire et perte du tissu graisseux. Est-il fonction par exemple de l’activité physique ? Du métabolisme de la personne ?

Vidéo. Diabète : quels sont les vrais symptômes ?

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