Infarctus : les personnes qui n’arrivent pas à s’endormir deux fois plus à risque

Publié le 30 Août 2017 à 11h19 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Des chercheurs japonais expliquent comment votre nombre d'heures de sommeil et le temps que vous mettez à vous endormir révèle votre risque d'infarctus.

Vous passez vos nuits à vous réveiller et vous retourner dans votre lit ? Attention, il ne s'agit pas seulement d'influence sur votre temps de sommeil mais aussi votre coeur. Selon les chercheurs de la Hirohsima University (Japon) un sommeil trop fragmenté pourrait être un signe annonciateur de maladies cardiaques ischémiques c'est-à-dire tous les troubles pouvant mener à une angine de poitrine ou un infarctus.

Moins de six heures de sommeil = 24% de risque d'arrêt cardiaque

C'est en étudiant les cas de 13 000 volontaires que les scientifiques ont remarqué la différence entre ceux qui avaient un sommeil long et profond et ceux dont les nuits étaient entrecoupées de réveils nocturnes. Selon les résultats, les personnes qui ont mis plus d'une heure et demi à s'endormir avaient 52% de risques en plus d'être victime d'infarctus et 48% de faire un AVC. Les personnes ayant dormi moins de six heures au cours de la nuit avait un risque d'arrêt cardiaque majoré de 24%.

Pour l'instant, les chercheurs ne savent pas si le problème cardiaque est à l'origine des troubles du sommeil ou l'inverse, mais selon le groupe d'étude cela mérite d'être considéré comme un signe d'alerte le temps que leurs recherches s’éclaircissent sur le sujet.

Vidéo : Reconnaître les signes d'un infarctus

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