Huîtres : attention aux contaminations dans cette région française

Publié le 21 Février 2018 par Laurène Levy, journaliste santé
Les huîtres et autres coquillages de ce littoral français font l’objet d’une interdiction de ramassage et de commercialisation. Une contamination par un virus les rend en effet impropres à la consommation.
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© Adobe StockNi pêche, ni ramassage, ni commercialisation. Un arrêté préfectoral daté du 20 février 2018 interdit totalement la consommation de coquillages du secteur normand s’étendant de Gouville à Blainville (Manche). Cette décision fait suite à des intoxicationschez des personnes ayant mangé des huîtres provenant de cette zone de production, selon France Bleu Cotentin. Un premier arrêté paru le 9 février 2018 interdisait la pêche à pieds entre Pirou Sud à Agon Nord, deux zones proches du secteur actuellement contaminé. L’interdiction a pu être levée le 20 février pour Agon Nord, rapporte l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Normandie.

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165 personnes contaminées par des huîtres

Ainsi, 165 personnes auraient été contaminées et 17 d’entre elles ont déclaré souffrir de troubles gastriques. "Les analyses réalisées par le Laboratoire national de référence ont montré une contamination en norovirus des huîtres creuses prélevées le 15 février dans les zones incriminées" précise France Bleu Cotentin sur son site internet. Les norovirus sont des virus responsables de gastro-entérites, rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses) dans une fiche informative. Ces virus peuvent affecter toutes les classes d’âge et les symptômes (vomissements, nausées, diarrhée, fièvre et parfois crampes abdominales) durent entre deux et six jours.

L’épidémie de gastro-entérite à l’origine des contaminations

La présence de norovirus dans ce secteur de la Manche serait liée "aux pathologies épidémiques saisonnières affectant la population", à savoir les gastro-entérites, selon la Préfecture de la Manche citée par France 3 Normandie. En effet, "des quantités très élevées de particules virales sont […] présentes dans les rejets en période d’épidémie hivernale. Considérant les propriétés physico-chimiques de ces virus, ils peuvent résister aux traitements d’épuration et ainsi être présents dans l’environnement et y persister de façon prolongée" précise l’Anses. Et d’ajouter qu’une "transmission indirecte par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés" est tout à fait possible.

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