Drôme : une adolescente de 16 ans décède des suites d’une méningite

Publié le 30 Mars 2018 par Aurélie Blaize, journaliste santé
Une jeune fille âgée de 16 ans est morte mercredi 28 mars des suites d'une méningite. Elle habitait Hauterives dans la Drôme. Une administration préventive d'antibiotiques a été mise en place pour les personnes ayant potentiellement été en contact avec elle.
Publicité

© Adobe StockNouveau cas de méningite en France. Mercredi 28 mars, une lycéenne de 16 ans, habitante d'Hauterives dans la Drôme est décédée des suites d'une méningite à méningocoques. La souche du méningocoque (A, B, C, W, Y) n'a pas encore été révélée. La méningite a pu être confirmée suite à une autopsie du corps de la victime. Le décès a été annoncé jeudi 29 mars par l'Agence régionale de Santé (ARS) d'Auvergne. En prévention, un traitement antibiotique a été prescrit aux proches de l'adolescente : sa famille, les membres de son club sportif et ceux du lycée Gabriel-Faure de Tournon en Ardèche où elle était scolarisée. L'ARS a ainsi précisé avoir contacté près de 80 personnes, potentiellement à risque de faire également une méningite.

Publicité

Plusieurs cas de méningite ont été rapportés ces derniers mois. En décembre 2017, un enfant en a été victime en Gironde. Pris à temps, il a pu être soigné. En janvier 2018, c'est au tour d'une fillette en Normandie à Evreux d'en être touchée. Elle est décédée. Le même mois, un autre décès est recensé en Bourgogne. Il s'agissait d'un homme de 23 ans victime d'une méningite foudroyante.

Publicité

Méningite : elle peut se transmettre par la toux, les éternuements

Le terme "méningite" désigne l’inflammation des méninges qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Elle fait suite à une infection du liquide, appelé liquide céphalorachidien (LCR), entourant ces membranes. Le temps d’invasion des bactéries dans le LCR est rapide, de quelques heures à 24-48 heures. La méningite bactérienne est une maladie "foudroyante", particulièrement chez les personnes fragiles (nourrissons, petits enfants, personnes âgées, malades graves). Elle se transmet par la toux, les éternuements et les baisers. Il y a de nombreuses causes de la méningite. Les causes les plus courantes de la méningite bactérienne sont le méningocoque (Neisseria meningitidis), le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae), le streptocoque du groupe B (Streptococcus agalactiae) et le colibacille ou E. coli (Eschericia coli). On observe aussi des causes plus rares comme des champignons, mais souvent seulement chez des personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Maux de tête, vomissements, fièvre : des signes qui peuvent alerter

Les signes cliniques sont : maux de tête tenaces, vomissements ou nausées, fièvre, et raideur dans la nuque (impossibilité de rentrer son menton jusqu’à toucher son cou). Il y a aussi des signes neurologiques : convulsions, crise d’épilepsie, coma. Enfin, les signes cutanés : petites tâches rouges sang cramoisi (qu’on appelle le purpura car il ne s’efface pas à la vitropression et c’est un signe pathognomonique). Le plus délicat pour le médecin est de reconnaître tôt l’atteinte des méninges. S’il y a une forte présomption de méningite, le plus sûr est de traiter par injection d’antibiotiques (type céphalosporines de troisième génération comme la Ceftriaxone) avant tout examen. Ensuite, le médecin pratique immédiatement une ponction lombaire pour confirmer ce diagnostic grave.

8 mars 2018 : un garçon de 17 ans décès d'une méningite

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !
X