Deux personnes meurent dans la salle d’attente des urgences de l’hôpital de Tours

À 15 jours d’intervalles, deux personnes âgées sont décédées dans la salle d’attente surchargée des Urgences de l’hôpital Trousseau de Tours. Une affaire qui ravive le problème de la saturation des services d’urgence.

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© Adobe StockDeux décès en 15 jours. Après l’affaire Naomi Musenga qui a secoué les hôpitaux universitaires de Strasbourg, c’est au tour du Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Tours d’être le lieu d’une nouvelle polémique. Deux personnes âgées sont en effet décédées dans la salle d’attente des urgences du CHRU Trousseau dans la nuit du 11 au 12 avril 2018 d’une part et le 3 mai 2018 d’autre part, rapporte France Bleu Touraine.

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"Les équipes sont meurtries, choquées, blessées"

Ces deux personnes étaient toutes deux âgées de près de 90 ans et souffraient de pathologies "assez graves", selon le site internet de France Bleu. La première patiente serait restée plus de six heures sur un brancard et la seconde plus de quatre heures, dans une salle d’attente surchargée qui recueillait entre 12 et 15 brancards aux dates des évènements. Si le professeur Pierre-François Dequin, responsable médical du Pôle Urgences du CHRU, confie au micro de France Bleu que "les équipes sont meurtries, choquées, blessées par ces décès indignes", cette affaire ravive le problème de l’engorgement des Urgences.

3% de passages aux Urgences en plus chaque année

Et ce phénomène de détérioration n’est pas nouveau : "on a alerté à maintes et maintes reprises la Direction sur le fait que cette salle d’attente n’était pas la solution. On a dénoncé les conditions d’accueil des patients qui se dégradait et la saturation dans les Urgences tous les jours." déplore une soignante du service des Urgences interrogée par France Bleu. Le CHRU de Tours a annoncé la création de 20 lits d’aval et 17 lits de gériatrie aux Urgences, mais pas avant 2020. En attendant, l’engorgement des Urgences constitue "un problème sociétal très complexe", selon le professeur Dequin, quand le nombre de cas pris en charge aux urgences augmente de 3% par an.

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