Chou de Bruxelles : l’aliment qui peut simplifier le traitement du cancer du sein

Grâce à l’un de ses composés, ce légume pourrait contribuer à améliorer le traitement et donc le pronostic du cancer du sein non-hormono-dépendant. Explications.
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Il ne fait pas partie des légumes les plus populaires, et pourtant… Le chou de Bruxelles serait l’élément clé d’une association alimentaire permettant de transformer un cancer du sein létal en une forme beaucoup plus facilement traitable. Des chercheurs en biologie et en oncologie de l’université d’Alabama à Birmingham (Etats-Unis) sont à l’origine de cette découverte. Ils publient leur recherche dans la revue Scientific Reports.

Rendre le cancer du sein plus sensible à l’hormonothérapie

Les chercheurs sont partis du constat suivant : les cancers du sein sont soit hormono-dépendants, soit non-hormono-dépendants. Dans le premier cas, les cellules cancéreuses sont sensibles à certaines hormines sexuelles féminines comme les œstrogènes. Et, en tout logique, les cancers hormono-dépendants répondent bien mieux aux traitements d’hormonothérapie que les indépendants. Les auteurs de cette étude affirment avoir trouvé un moyen d’ "éteindre" les gènes responsables du caractère non-hormono-dépendant, et donc de rendre le cancer plus sensible aux traitements d'hormonothérapie tels que le Tamoxifène. En pratique : deux composés pourraient aider à moduler les anomalies dans l’expression des gènes qui contribuent au développement de la maladie. Il s’agit du sulforaphane, contenu dans les choux de Bruxelles, et des polyphénols présents dans le thé vert.

Des résultats à confirmer chez l’humain

"A cause du mauvais pronostic dont souffre ce type de cancer, les nouvelles avancées dans la prévention et dans le traitement des cancers du sein non-hormono-dépendants ont une portée particulière", souligne le professeur Tollefsbol, co-auteur de l’étude, dans un communiqué de l’université d’Alabama. Prochaine étape : tester l’efficacité de ces deux composés chez l’humain au moyen d’un essai clinique car, pour le moment, les chercheurs n’ont réalisé leurs expériences que sur des souris. Mais le professeur Tollefsbol reste confiant : "votre mère vous a toujours dit de manger vos légumes, et la science nous confirme maintenant qu’elle avait raison."

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