Cancer du côlon : le nombre de cas parmi vos proches influence votre risque

Publié le 27 Février 2018 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Le Pr Hermann Brenner, spécialisé dans la prévention contre le cancer du côlon explique avoir découvert comment en évaluant en combinaison les marqueurs génétiques et les antécédents familiaux ont peut évaluer avec plus de précision les risques élevés de développer la maladie.
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© Adobe StockUne nouvelle façon de prédire le risque élevé de développer un cancer du côlon. Jusqu'ici le nombre d'antécédents chez les proches du premier degré, c'est-à-dire les parents et les frères et soeurs, ainsi que le nombre de marqueurs génétiques à risques étaient analysé afin de prédire ou pas le risque d'être touché par la maladie. Mais un rapport par les chercheurs du German Cancer Research Center à Heidelberg (Allemagne) suggère que prendre en compte ces deux facteurs combinés aiderait à effectuer une évaluation du danger plus précise.

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6 fois plus de risque si on combine les deux facteurs

"Jusqu'ici, si les deux facteurs n'étaient pas utilisés ensemble c'est parce qu'on considère qu'ils apportent exactement les même informations", explique Hermann Brenner, spécialisé dans la prévention contre le cancer colorectal et auteur de l'étude dans laquelle il démontre maintenant le contraire. Avec la collaboration de Korbinian Weigl, épidémiologiste, il a étudié les antécédents et 53 marqueurs génétiques de 4 500 volontaires dont la moitié était atteints d'un cancer du côlon. Ils se sont aperçus que ceux avec des antécédents familiaux au premier degré avait un risque doublé par rapport aux autres, ceux avec des marqueurs génétiques à risque avaient un risque triplé et enfin ceux qui combinaient ces deux facteurs avaient six fois plus de dangers que les autres.

Pour le Pr Hermann Brenner, cette découverte est importante car "plus nous serons capables de prédire avec précisions les risques de développer un cancer colorectal plus il sera facile d'améliorer les mesures de prévention, comme soumettre un patient avec un risque plus élevé que les autres à des scanners et des IRM plus tôt qu'à l'âge initialement prévu".

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