Alerte sur des bûches de Noël contenant des particules cancérigènes

Publié le 21 Décembre 2017 par Aurélie Blaize, journaliste santé
Picard, Fauchon, Auchan ? Quelle est la marque de votre bûche cette année ? L'association Agir pour l'environnement a publié la liste de celles qui contiendraient des nanoparticules potentiellement cancérigènes. Près d'une centaine sont épinglées.
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© Adobe StockDessert inconditionnel de No ë l, la bûche glacée pourrait nous rendre malade. Picard, Carte d'Or, Lenôtre, Fauchon, Auchan, Leclerc, Monoprix... Selon une enquête publiée par l'association Agir pour l'environnement, une centaine contiendraient des colorants potentiellement cancérigènes. Parmi eux, le E171 (dioxyde de titane) utilisé pour blanchir, opacifier ou de faire briller les préparations et le E172 (oxydes de fer), un colorant rouge. Elle réclame une mise en conformité "immédiate" des étiquetages. "Récemment l ’ANSES* avait validé l’étude de l’INRA**, montrant que l’ingestion de E171 favorise des lésions précancéreuses du côlon chez les rats au bout de 3 mois seulement. L’agence recommande de limiter l’exposition au E171, de peser l’utilité des nanomatériaux dangereux et de classer les nanoparticules de dioxyde de titane comme substances dangereuses" indique l'organisme dans son communiqué. Et d'ajouter : "C es substances infiniment petites peuvent plus aisément franchir les barrières physiologiques. Leurs effets toxiques sont de mieux en mieux documentés : dommages à l'ADN, perturbation du fonctionnement cellulaire, affaiblissement du système immunitaire..."

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Plus de 300 produits pointés du doigt

Les bûches glacées ne sont pas les seules à être épinglées. Au total, plus de 300 produits de consommation ont été recensés en France par l'association comme "contenant ou pouvant contenir des nanoparticules dangereuses pour la santé et l'environement" (via les colorants dioxyde de titane ou E171, oxyde de fer E172 et l’anti-agglomérant E551). L’association a fait réaliser des tests indépendants, qui se sont révélés à chaque fois positifs (en juin 2016 et en janvier 2017), résultats confirmés en septembre 2017 par ceux du journal 60 millions de Consommateurs. En novembre 2017, la DGCCRF*** a confirmé la présence quasi systématique de nanoparticules dans les produits alimentaires courants. Sur les 114 prélèvements opérés dans 88 départements, la répression des fraudes a présenté les résultats de 19 analyses. Sur ces 19 analyses, 17 produits contenaient des nanoparticules, soit près de 9 produits sur 10.

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*Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation

**Institut national de la recherche agronomique

***Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

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