Yeux - Problèmes de vue


DMLA, une malvoyance après 50 ans

Un trouble de la vision centrale

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une affection oculaire particulièrement invalidante, privant celui qui en souffre de sa vision centrale. Ces patients ne deviennent pas aveugles mais perdent tout le champ de vision utile pour la lecture, la conduite, la vision fine. Mais ils gardent généralement une autonomie avec possibilité de se déplacer, de se promener.

On estime que 12 % de la population entre soixante-cinq ans et soixante-quinze ans présente une DMLA. Ce nombre augmente chaque jour et devrait être multiplié par trois d’ici à vingt-cinq ans.

Il existe deux formes de DMLA :

La dégénérescence sèche : C’est la forme la plus fréquente et la plus légère de DMLA qui représente 85 à 90 % des cas. Elle provoque une atrophie du centre de la vision : la macula. Il s’agit d’une évolution décalée dans le temps. Vient d’abord une mort progressive des cellules visuelles de la macula. Puis, une dizaine d’années plus tard, elle aboutit à une atrophie du centre de la rétine et à la quasi-cécité.

La dégénérescence humide : Bien que la forme humide de la DMLA ne représente que 10 à 15 % des cas de DMLA, le risque de perte majeure de la vision est beaucoup plus important. Elle est responsable de 90 % des pertes graves de la vision associées à la DMLA. Environ 70 % des personnes atteintes de la forme humide de DMLA sont reconnues comme étant aveugles, c’est-à-dire avec une acuité visuelle inférieure à 1/10e dans chaque œil.

Elle se caractérise par le développement de vaisseaux anormaux et de pertes sanguines dans la macula. Des tissus cicatrisés peuvent se former, entraînant la formation de taches aveugles irréversibles et pouvant mener à la cécité.

Les causes de la DMLA sont mal connues. Seul le lien entre le tabagisme et le risque de DMLA sèche et humide a pu être cliniquement prouvé. Mais on sait également que l’âge est le premier facteur de risque. L’hérédité selon des études récentes, l’exposition prolongée au soleil et l’hypertension artérielle seraient aussi mis en cause. En revanche, les prises d’anti-oxydants comme la lutéine, les vitamines C et E auraient un effet protecteur sur la survenue de la DMLA.


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