Dépister à temps

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Dépister à temps

Les possibles signes avant-coureurs de la DMLA sont une vision floue des images, la difficulté de distinguer les couleurs, la déformation ou la distorsion des lignes droites et la gêne de la vision centrale par des espaces sombres ou vides.

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Un diagnostic précoce, mené par l’intermédiaire d’examens ophtalmologiques pratiqués tous les deux ans, permet aux spécialistes de conseiller les patients sur les moyens de traitement appropriés, les moyens de rééducation et les services d’assistance existants.

De nouveaux traitements

Le laser simple est une technique qui existe depuis vingt-cinq ans. Dans les bons cas, elle peut permettre de nouveau la lecture avec un équipement optique adapté. Il consiste à brûler les parties malades de la rétine. Une rééducation basse vision est ensuite indispensable. Elle consiste à apprendre au patient à utiliser au mieux la vision périphérique pour compenser la perte de la vision centrale.

Il existe actuellement deux cents centres spécialisés dans ce type de soins en France. Ceux-ci sont en relation étroite avec les ophtalmologistes et les orthoptistes. Ils mettent à la disposition des patients des systèmes simples comme la loupe, des lunettes télescopiques, des éclairages appropriés, des pupitres de lecture, des écrans télé grossissants, des méthodes et des actions de rééducation visuelle...

La forme humide de la DMLA bénéficie depuis quelques années de nouveaux traitements agissant directement sur le développement de vaisseaux anormaux. Il s’agit de la thérapie photo dynamique (PDT) qui consiste à injecter dans une veine du bras, une molécule sensible à la lumière. Ce produit se concentre ensuite dans les structures vasculaires anormales de la DMLA. Le médecin utilise ensuite un laser très doux sur la zone malade pour faire disparaître les vaisseaux anormaux. En moyenne, un traitement par an permet de stabiliser la vision. Les retraitements sont nécessaires quand la vision est de nouveau déformée.

Un autre traitement par injection directe dans l’œil d’une substance (dynamique), détruisant les vaisseaux anormaux, est expérimenté depuis peu. Le recul n’est pas suffisant pour se prononcer définitivement sur son efficacité et son innocuité mais, selon les premières études, 95 % des patients ayant bénéficié de ce traitement par injection auraient maintenus ou améliorés leur vision au bout d’un an.

Jean-Pierre Rageau et Philippine Boudet

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