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Docteur Daniel SETTELEN

Psychanalyste

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Juillet 2005

Résumé

L’auteur est criminologue, spécialiste en addictologie, psychanalyste. Elève de Jean BERGERET, il essaie, à travers on univers, de montrer que si l’imaginaire humain est organisé sous la primat de l’œdipe et du génital et constitue l’aboutissement souhaitable de toute élaboration affective, le point de départ de la Psychogenèse est de l’ordre de la violence.
Cette violence, authentique force vitale ; véritable instinct de survie est présente dès les premier instants de la vie. FREUD a fait allusion de nombreuses fois dans on œuvre à un instinct violent défensif qu’il n’a jamais développé. JEAN BERGERET a appelé cette énergie la violence fondamentale au sens où elle constitue l’énergie vitale au fondement de toute structure de la personnalité. Elle entre en action en premier et doit logiquement se mettre au service de la libido dont elle constitue la source d’énergie.
Jean BERGERET propose une relecture de la tragédie de Sophocle Œdipe-Roi en prenant en compte le premier oracle d’Apollon qui dit à Laïs et Jocaste, parents d’Œdipe, qu’il est dangereux de mettre au monde un enfant car se posera alors un dilemme redoutable : soit l’enfant devra tuer ses parents pour avoir droit à la vie, soit les parents devront tuer l’enfant pour survivre. Jocaste, mère d’Œdipe, mettra en acte cette tentative d’homicide ; De même il montre qu’Œdipe, certes tue son père, mais sans le savoir et essentiellement pour une problématique narcissique de priorité de passage. C’est le troisième oracle qu’utilisera FREUD pour l’élaboration du complexe d’Œdipe dont l’université est incontestable.
A partir de cette théorie, les applications cliniques sont nombreuses, notamment au niveau de la compréhension des organisations structurelles névrotiques, psychotiques et état-limite, mais aussi dans la conduite de la cure psychanalytique et l’analyse de transfert et du contre-transfert.

Mots clés

Violence fondamentale, libido, vie affective, Amour, Haine, Narcissisme, Agressivité

La violence

La violence ou plutôt les violences ont toujours, de tous temps et dans tous les pays du monde, fasciné les humains. Elles tiennent une place équivalente à celle de l’amour auquel elles sont souvent associées.
L’intérêt porté à la violence par les médias prend une place quotidienne dominante :
- Il n’est guère possible d’ouvrir la télévision sans voir chaque jour se multiplier les films où la violence est présente que ce soit pour terroriser, menacer ou faire justice.
Les journaux télévisés, la presse quotidienne, les informations radio donnent une place prépondérante, presque exclusive, aux crimes, attaques, guerres ou menaces de guerres, actes terroristes.
- Les dessins animés, les jeux vidéos, mettent en scène des héros du bien combattant des héros du mal ou antihéros
- De nombreux romans, film à succès ont les même thèmes
- Dans le même mouvement les médias et tout le monde s’inquiètent et s’effrayent devant l’augmentation de la violence, du terrorisme, de la délinquance. Ces violences sont abondamment décrites et utilisées pour vendre les films, les romans et les journaux....

- Un journal ou une revue qui ne parlerait que d’événements heureux, positifs, créatifs et agréables n’existe pas et serait vraisemblablement condamné à l’échec.
En regardant de plus près ces violences, il est possible de distinguer deux formes violences
- L’une, alimentée par la haine, qui cherche à nuire et à faire du mal à l’autre et en tire satisfaction. Cette violence est répréhensible, nocive et condamnable.
- L’autre, nécessaire, protectrice, agissant comme un instinct de survie, destinée à protéger la vie du sujet contre une menace extérieure réelle ou vécue. Elle serait innée et présente dès les premiers instants de la vie chez les humains et chez les animaux.

Jean BERGERET a particulièrement étudié et développé ce concept, perçu et éludé par FREUD, dans trois ouvrages principaux parus en 1984 (1), 1994 (2) et 1995 (3). C’est dans les années 70 qu’il a introduit ce concept appelé « violence fondamentale ». C’est aussi à partir de ce concept qu’il nous propose une étude de la dynamique du transfert et du contre transfert dans la cure psychanalytique et suggère une technique de la cure en 1996 (4) ;
C’est ce concept et sa place dans la vie affective humaine que nous allons tenter d’expliciter.
Etymologiquement, le mot violence vient du latin violentia lui-même dérivé d’un radical archaïque indo-européen qui a donné naissance à bios en grec et à vita en latin. Dans la violence est contenue originairement la vie et signifie la force vitale et l’utilisation de cette force vitale.
Secondairement le sens a dérivé vers l’utilisation abusive de la Force et vers les actions agressives et de haine.

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