Euthanasie en Italie: il existe un manque de volonté politique

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Euthanasie en Italie: il existe un manque de volonté politique

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La mort de Fabiano Antoniani rouvre le débat de l'accompagnement de la mort dans la société italienne. Classe politique amorphe, valeurs catholiques ancrées...Filomena Gallo, secrétaire d'une association qui milite pour le droit à l'euthanasie, donne quelques éléments de compréhension.

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Euronews: Avec nous sur Euronews, Filomena Gallo, secrétaire de l'association Luca Coscioni, merci d'être avec nous.

Filomena Gallo: Merci à vous

EUR: A quel point en êtes-vous avec la loi sur le bio-testament ?

FG: La loi sur le bio-testament devait être discutée aujourd'hui au Parlement, mais il y a eu un autre renvoi d'une semaine. Début mars la loi devrait être discutée devant la Chambre des députés.

EUR: Pourquoi ce délais ? Pourquoi cette bataille n'a pas avancé ?

FG:Malheureusement, je pense qu'il existe un manque de volonté politique qui doterait l'Italie d'une loi respectueuse de la volonté des citoyens et de leurs souhaits formulés en avance. Dans la plupart des cas, c'est au juge de décider de la suspension des soins et de la sédation du patient.

EUR: Comment allez-vous défendre Marco Cappato ? Il a dit qu'il allait se rendre aux autorités. En Italie, il va être accusé de 'suicide assisté'.

FG:Il risque jusqu'à 12 ans de prison. C'est une forme de désobéissance civile. Nous le défendrons par tous les moyens possibles. Cela se veut un message adressé au Parlement. D'après les sondages, les Italiens sont prêts pour cette loi mais le Parlement préfèrent s'en laver les mains et ne s'occupe pas de ce problème.

EUR: Qu'est-ce qui a le plus retardé la loi sur la bio-testament?

FG_: Nous ne pouvons pas ignorer que notre pays est un pays catholique et le Vatican est situé en Italie. Rappelons que pour la Constitution, l'Italie est un pays laïc. Nous demandons que la laïcité soit respectée dans notre pays, que soient respectées les libertés et que plus jamais aucun autre malade n'ait à aller à l'étranger pour faire son choix et pouvoir dire "je veux m'endormir sans souffrir.' Je crois qu'aujourd'hui les parlementaires italiens devraient avoir un sentiment de culpabilité pour avoir repoussé aux calendes grecques des questions tellement importantes.

EUR: Merci et bon travail

FG: Merci à vous et bon travail

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Publié le 28/02/2017
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