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La mise au point d’un médicament exige environ 8 à 12 ans de recherche et de développement auxquels il faut ajouter 2 ou 3 ans de procédures administratives.

La vie du médicament commence par un travail de recherche qui s’attache à synthétiser des molécules potentiellement intéressantes.

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Après cela, commence la phase de test qui sera suivie de la phase de développement. La phase de test se déroule en dehors de toute expérimentation chez l’homme, c’est la période pré-clinique, tandis que le développement s’attache à démontrer l’intérêt puis l’efficacité d’une molécule dans des conditions de plus en plus proches des conditions réelles d’utilisation, c’est la période clinique.

Le coût de recherche et de développement d’une nouvelle molécule est aujourd’hui estimé à 2 ou 3 milliards de francs (source SNIP 1999).

La recherche et la phase pré-clinique

Devenue de plus en plus sophistiquée en raison du développement de technologies de plus en plus précises, la recherche continue cependant à obéir à un principe simple : celui de la serrure et de la clé.

Les maladies ont la plupart du temps leur origine dans un dysfonctionnement à l’échelle de la cellule (par exemple le diabète est un défaut de sécrétion de l’insuline par des cellules spécialisées du pancréas qui la produisent habituellement). La cellule est en effet une sorte d’usine chimique plus ou moins spécialisée qui produit, selon les indications du code génétique qu’elle contient, des substances nécessaires au fonctionnement de l’organisme.

Le code génétique sait qu’il faut lancer la production, ou la ralentir, s’il reçoit des messages de l’extérieur qui lui indiquent la conduite à tenir. Enfouit au coeur de la cellule, le code génétique recevra des messages extérieurs par l’intermédiaire de récepteurs qui sont disposés sur la membrane extérieure de la cellule. En s’appuyant sur les avancées les plus récentes de la science (génétique, chimie moléculaire), les chercheurs essayent de déterminer la forme et le rôle des différentes serrures existant à la surface des cellules. Une fois ce travail réalisé, on connaît la forme de la clé qu’il faut pour ouvrir telle serrure et il suffit de la fabriquer.

Les récepteurs sont les serrures de la cellule et le médicament joue alors le rôle de clé en induisant ou en inhibant la sécrétion des substances chimiques.

Pour savoir si les molécules sont efficaces, il faut les tester sur l’animal ou sur des modèles expérimentaux. Les chercheurs explorent deux dimensions de l’efficacité potentielle d’une molécule, d’un côté son efficacité thérapeutique, ce sont les essais pharmacologiques, de l’autre ses éventuels effets toxiques, ce sont les essais toxicologiques.

La méthode exhaustive (le screening)

Le principe de cette approche consiste à partir d’une famille chimique de molécules et de les passer au crible d’une batterie de tests pour déceler celles qui présentent une activité « évoquant » un possible effet thérapeutique. C’est un peu comme si on essayait toutes les clés d’un trousseau avant de trouver celle(s) qui marche(nt). Après cette étape, on retient en général moins de 1% des molécules testées. Cette méthode est lente, mais elle a fait ses preuves depuis longtemps.

Le génie génétique et moléculaire

Basée sur l’identification de la serrure, cette méthode est beaucoup plus efficace mais elle est aussi beaucoup plus chère que la précédente et reste aléatoire.

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