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Le relevé épidémiologique de l’association des médecins de montagne met en évidence une incidence de lésion de 2,5 accidents pour 1000 skieurs/jour. Si ce chiffre a été divisé par 3 en 30 ans, il ne doit pas occulter la gravité croissante des lésions, tant sur le plan du pronostic vital que fonctionnel. Ainsi, dans les années 60-70, les fractures de jambes étaient extrêmement fréquentes. Dans les années 80, les traumatismes sont devenus plus graves, amenant souvent une sanction chirurgicale. Sur une étude portant sur la saison 97-98, incluant 28555 blessés, les lésions les plus fréquemment rencontrées étaient les entorses (42%), souvent graves, et les fractures (19,8%), suivies par les contusions (15,6%). On note tout de même 2,3% de traumatismes crâniens dans la série, ce qui est loin d’être négligeable.

Le genou est l’articulation la plus fréquemment atteinte (de 33% à 49% selon les études). Les entorses y sont extrêmement fréquentes, et les entorses graves avec rupture d’un ligament croisé apparaissent presque une fois sur deux.

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- La rupture du ligament croisé antérieur, indispensable à la stabilité du genou, représente 9,2% du total des accidents chez l’homme, et 20% chez la femme. Les fixations de ski sont souvent mises en cause, soit du fait de l’absence de déclenchement lors de la chute ou du mouvement forcé (82% des cas), soit du fait d’un réglage « trop dur » des fixations (87% des cas). En réalité, les chutes responsables de ce type de lésions sont stéréotypées ; l’apprentissage de la chute semble donc importante afin de suppléer à l’inefficacité relative des fixations (cf. article « prévention des lésions à ski »). C’est un événement grave dans la vie d’un sportif, qui conduit bien souvent à la chirurgie, avec des délais de reprise élevés.

- Le ligament latéral interne est le ligament le plus fréquemment touché, de façon isolée ou associée à une lésion d’autres structures. Son atteinte est douloureuse, souvent beaucoup plus qu’une atteinte du ligament croisé antérieur, mais la cicatrisation naturelle est la règle.

Les lésions graves mettant en jeu le pronostic vital sont liées soit à des accidents hors piste( avalanche, crevasse ou saut de barres rocheuses), soit à des collisions. Ces lésions représentent 16% des cas observés, ce qui est énorme. Pourtant, les collisions ne sont pas plus fréquentes actuellement que dans les années 70-80 ; elles sont impliquées dans 17% des accidents répertoriés par l’hôpital sud de Grenoble. Certaines disciplines sont plus risquées que d’autres, notamment le ski artistique, tandis que le surf des neiges est le moins souvent impliqué (6,5% des lésions contre 42% en ski artistique ou 29% en ski de fond). Toutefois, les collisions sont la cause de 19% des accidents chez l’enfant de moins de 10 ans, dont 15% sont des traumatismes crâniens. Nous conseillons donc le port du casque chez l’enfant [58] , et la plus grande prudence en cas d’engorgement des pistes, d’une mauvaise qualité d’enneigement ou de visibilité.

L’entorse du pouce représente 6 à 10% du total des lésions selon les séries. Elles surviennent lors d’une chute quand le skieur tente de se rattraper en mettant la main au sol, bâton de ski maintenu dans la paume. Le traumatisme est alors direct sur le pouce, et le déplacement du skieur entraîne une lésion du ligament interne du pouce, qui reste « planté » dans la neige. Nous pensons donc que si le port de la dragonne aggrave les lésions (car elle augmente l’épaisseur relative du manche), elle n’est pas directement responsable des lésions. Selon une étude anglo-saxonne, ce type de lésions du skieur entraîne une sanction chirurgicale dans 78% des cas. La prévention est pourtant simple : il faut apprendre à lâcher le bâton de ski lors de la chute, afin de prendre appui sur la neige avec une main libre aux doigts solidaires.

Parmi les autres lésions, nous citons les traumatismes d’épaule qui concernent 4 à 11% du total lésionnel. Les ruptures de la coiffe des rotateurs et les luxations sont les accidents les plus fréquents. L’accident survient soit par chute directement sur l’épaule, bras allongé sur le sol, soit lors d’un planter de bâton raté, qui pousse violemment le bras en haut et en arrière (accident fréquent dans les « champs de bosses »).

Les fractures de jambes et de chevilles sont en revanche devenues extrêmement rares, du fait de la protection des chaussures de ski rigides et montantes, et du déclenchement des fixations de ski. Elles reviennent cependant d’actualité avec l’usage des mini-skis (« big-foot ») qui, eux, ne déchaussent pas.

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