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Certaines oeuvres séquestrent délibérément les informations contenues dans les dossiers, et refusent de les transmettre autant aux familles d’adoption qu’aux adoptés eux-mêmes. Que se passe-t-il lorsque la société se donne le droit de légiférer sur la parole ? Ce faisant, elle constitue un noeud, dont la fonction réelle, en dehors du moralisme, est d’assurer la force d’un lien collectif autour de l’enfant. Les enfants sont confiés à la tutelle du préfet et au gardiennage du conseil général qui, par l’intermédiaire de l’aide sociale à l’enfance ou celui d’une oeuvre privée, en assume la responsabilité jusqu’à l’adoption. Ces instances tutélaires, organisées en conseils de famille, se donnent le droit de juger dans son histoire ce qui est bon ou mauvais de transmettre à l’enfant "pour son intérêt". Certaines s’autorisent même à censurer des informations fournies par les mères mais jugées mauvaises pour l’enfant mais plutôt, en fait, pour les parents adoptifs. Cette situation est regrettable car c’est cette transmission qui pourrait empêcher les parents adoptifs de céder, plus ou moins consciemment, à la tentation d’effacer cette histoire malheureuse d’avant l’adoption, la leur ou celle de l’enfant. En censurant elles créent des liens collectifs qui sont des liens de silence constituant des noeuds trop solides pour les enfants dans la temporalité présente car leur validité concerne une autre temporalité, celle à la mesure de l’inconscient. Ces secrets au profit de la société créent des orphelins de parole. Ainsi notre société constitue des enfants trop adoptables, des enfants en dehors des lignées.

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Cette problématique se rapproche de celle concernant les mères qui veulent établir du secret. Ces femmes se vivent souvent comme de mauvaises mères potentielles et souhaitent, par l’acte d’abandon, fournir à leur enfant une famille adoptive qu’elles imaginent meilleure qu’elles. C’est sur ce raisonnement que beaucoup d’entre elles justifient l’abandon tout en disant combien il leur est douloureux. Leur expliquer l’importance du lien de parole leur permet, tout en préservant leur narcissisme, de comprendre la nécessité de la transmission. Certaines souhaitent cependant constituer un secret (portant le plus souvent sur les conditions du rapport fécondant et de la paternité) il sera important alors, afin d’éviter de créer les trous ravageurs faits dans le symbolique, de pointer à l’enfant qu’il y a secret mais que ce secret a été délibérément voulu par la mère pour préserver sa pudeur ou celle de l’enfant. C’est aux parents biologiques, puis aux parents adoptifs, de gérer, en fonction de leur histoire ou de leurs principes pédagogiques les secrets de famille. Ils régissent la névrose ordinaire de tout un chacun. Ceux-ci ne devraient cependant à aucun moment se transformer en secrets d’état !

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