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Pourquoi se faire vacciner ?

La fièvre typhoïde est causée par une bactérie appelée Salmonella typhi qui est responsable d’une infection générale dont la gravité est liée à la survenue possible de complications digestives, cardiaque ou neurologiques, parfois mortelles. Elle se transmet, comme l’hépatite A, par voie féco-orale (aliments et eau souillés) et sévit dans tous les pays où l’hygiène est précaire.

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Le début de la maladie est caractérisé par une fièvre oscillante d’installation progressive, une fatigue, des maux de tête, des troubles digestifs, et, parfois des saignements de nez. Le pouls est dissocié, c’est à dire qu’il ne s’accélère pas autant que le voudrait la température (1).

A la phase d’état, la fièvre est élevée (39-40°C), tendue en plateau, le malade devient prostré, indifférent à son entourage et présente souvent une diarrhée très liquide de couleur ocre ou "jus de melon" (1).
L’évolution est le plus souvent favorable et sans séquelles, notamment lorsque qu’un traitement antibiotique adapté est commencé tôt (1), mais parfois, certains patients développent des complications à type d’hémorragies digestives, de perforations intestinales, d’atteinte du coeur ou des vaisseaux, de méningite, pouvant entraîner la mort (1). La survenue de complications est favorisée par l’instauration tardive du traitement ou l’inadéquation de celui-ci.

Le traitement antibiotique se heurte de plus en plus souvent à des souches de Salmonella typhi résistantes aux antibiotiques classiques (2) avec pour conséquence un retard à l’instauration d’une antibiothérapie appropriée entraînant une augmentation des décès, des complications et du coût de la maladie. D’où la nécessité d’utiliser un vaccin à titre PREVENTIF.

La fièvre typhoïde sévit dans tous les pays où l’hygiène est précaire (4).

zones d’endémicité de la fièvre typhoïde dans le monde
d’après Döller PC (4)

Elle se transmet, comme l’hépatite A, par voie féco-orale (aliments et eau souillés).

La transmission est le plus souvent indirecte : l’infection est le résultat de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les excréments ou les urines de sujets infectés. L’eau polluée est la source la plus fréquente de la fièvre typhoïde, mais l’infection peut aussi être provoquée par la consommation de fruits de mer issus de bassins contaminés par des eaux usées, de légumes crus ou peu cuits provenant de cultures utilisant les d’excréments des vidanges comme engrais, de lait et de produits laitiers contaminés (3).

La transmission est parfois interhumaine directe au sein de la famille ou de l’entourage d’un malade ou d’un porteur chronique après contact avec des selles infectées, du linge souillé, ou absorption d’aliments manipulés par un porteur de germe.

Dix pour-cent environ des personnes infectées non traitées excrètent la bactérie pendant près de 3 mois ; 2 à 5% deviennent des porteurs chroniques en l’absence de traitement (3).

La prévention vaccinale est d’autant plus nécessaire pour le voyageur se trouvant en zone d’endémie que les possibilités diagnostiques et thérapeutiques des pays où il séjourne sont limitées.

Qui doit se faire vacciner ?

Les voyageurs de plus de 5 ans se rendant en zone d’endémie (5). Les personnes les plus exposés sont les voyageurs à destination de l ’Asie, du Maghreb, et de l’Afrique Noire (routards, immigrés retournant dans leur pays d’origine...).

Avant l’âge de 2 ans, la vaccination n’est pas recommandée car elle semble peu efficace ( la nature du vaccin nécessite une certaine maturité de certains globules blancs) et inutile car la maladie est exceptionnelle chez le nourrisson.

Entre l’âge de 2 et 5 ans, le médecin prendra la décision de vacciner selon le risque encouru par l’enfant en fonction du contexte épidémiologique.

Qui ne doit pas se faire vacciner ?

- Contre-indications habituelles de toute vaccination :

  • hypersensibilité à l’un des composants du vaccin
  • maladies infectieuses aiguës et maladies évolutives en cours (aiguës ou chroniques)

- Grossesse : cette contre-indication n’est pas due à la nature du vaccin, mais à l’absence de données. Il est conseillé de peser soigneusement les bénéfices escomptés à la lumière du contexte épidémiologique.

- Enfants de moins de 2 ans car le vaccin est probablement inéfficace avant cet âge.

Comment se faire vacciner ?

Une seule injection (sous-cutanée ou intramusculaire), 3 semaines avant le départ, permet une protection estimée à 3 ans.

Une revaccination au bout de 3 ans n’est recommandée que si l’exposition au risque persiste.

A partir de quand suis-je protégé ?

L’immunité apparaît environ 15 jours à 3 semaines après l’injection.

Références

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  1. Association des professeurs et maîtres de conférences infectieuses. Typhoïde et salmonelloses dans : Maladies infectieuses, ed Pilly E. Editions Crouan & Roques, 1979 : 174-88.
  2. OMS. La fièvre typhoïde. Dans : Vaccins et vaccination : la situation mondiale. OMS-UNICEF, Genève 1996 :111-3.
  3. WHO. Typhoid fever. Fact sheet n°149 mars 1997.
  4. Döller PC. Vaccination of adults against travel-related infections diseases, and new developments in vaccines. Infection 1993 ; 21(1):1-17.
  5. Avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (Section des Maladies Transmissibles) du 16 avril 1999. BEH 1999 ;22:87-9. [sur le site internet de l’Institut de Veille Sanitaire]
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