Remboursement des lunettes, soins dentaires et aides auditives: une promesse à préciser

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La promesse d'un possible remboursement intégral d'ici 2022 des soins dentaires, auditifs et des lunettes, confirmée mardi par le gouvernement, laisse en suspens la question du financement d'une telle mesure alors que les renoncements aux soins pour raisons pécuniaires restent difficiles à évaluer.
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La promesse d'un possible remboursement intégral d'ici 2022 des soins dentaires, auditifs et des lunettes, confirmée mardi par le gouvernement, laisse en suspens la question du financement d'une telle mesure alors que les renoncements aux soins pour raisons pécuniaires restent difficiles à évaluer.

Le Premier ministre, qui a confirmé un engagement du président de la République, a donné peu de détails sur la mise en place de cette mesure qui devrait impliquer davantage les mutuelles dans le financement des soins.

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C'est potentiellement 4,4 milliards d'euros, -le montant restant aujourd'hui à la charge des patients, selon l'évaluation de la Mutualité française-, qu'il faudra financer.

"Le cadre est donné, il faut maintenant définir ce qui sera précisément remboursé et la population qui sera concernée", nuance le président de la Mutualité française, Thierry Beaudet, joint par l'AFP.

Le Premier ministre a en effet précisé que "tous les Français auront accès à des offres" de mutuelles "sans aucun reste à charge". Chacun sera donc libre d'y souscrire ou non.

M. Macron, qui avait exclu toute augmentation des tarifs des mutuelles pendant sa campagne, souhaitait encourager la concurrence entre complémentaires santé grâce à l'instauration de contrats types, plus faciles à comparer.

"Les professionnels de santé seront incités à modérer leurs dépassements, par le biais combiné de contrats responsables et des négociations conventionnelles", précise la ministre de la Santé Agnès Buzyn dans sa feuille de route adressée au Premier ministre.

"Si nous augmentons les remboursements sans pouvoir agir sur les prix, le risque c'est que les tarifs continuent d'augmenter". Pris globalement, "le reste à charge ne diminue pas", met en garde M. Beaudet.

Pour le gouvernement, l'objectif est de "rompre le cercle vicieux du +renoncement aux soins+" . Selon une étude de l'Observatoire des non recours aux droits et aux services (Odenore) de 2016, plus d'un quart des 29.000 assurés interrogés dans les accueils de 18 caisses d'assurance maladie ont dit avoir renoncé à des soins. Dans 3 cas sur 4, les obstacles sont financiers, surtout en l'absence d'une complémentaire santé.

Par ailleurs, sur six millions de malentendants en France, trois millions sont appareillables mais un million d'entre eux ne sont pas équipés, notamment en raison

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Le prix d'une prothèse auditive en France est élevé, de l'ordre de 1.500 euros en moyenne par oreille, et le reste à charge pour le patient est important, autour de 1.000 euros avec de nombreuses conséquences induites comme le risque d'isolement ou de perte d'équilibre, selon l'Autorité de la concurrence.
concurrence.

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