Essai clinique de Rennes: enquête judiciaire ouverte après un AVC

Le Parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête judiciaire sur les causes de l'AVC d'un volontaire qui avait participé à un programme de l'essai clinique de Rennes marqué en janvier 2016 par le décès, inédit, d'un autre patient, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

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Le Parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête judiciaire sur les causes de l'AVC d'un volontaire qui avait participé à un programme de l'essai clinique de Rennes marqué en janvier 2016 par le décès, inédit, d'un autre patient, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Comme l'a révélé lundi le Figaro, le pôle de santé publique du parquet de Paris a ouvert en août 2016, sur ce cas d'AVC, une enquête préliminaire pour "blessures involontaires", distincte de l'instruction menée actuellement par des juges sur les circonstances de l'essai clinique de Rennes.

Guillaume Molinet, un volontaire de 49 ans, était décédé le 17 janvier 2016 quelques jours après avoir débuté l'essai clinique du BIA 10-2474, une molécule du laboratoire portugais Bial, censée soulager douleur et anxiété. Cinq autres volontaires, participant à cet essai conduit par la société Biotrial, avaient été hospitalisés au CHU de Rennes, quatre d'entre eux présentaient des lésions cérébrales.

Après une enquête préliminaire, le Parquet avait ouvert en juin une information judiciaire pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires" confiée à des juges d'instruction. A ce stade, aucune mise en examen n'est intervenue dans cette enquête.

Un volontaire d'une autre cohorte, un ancien gendarme, qui avait participé en novembre 2015 à un programme de cet essai, avait décidé de se constituer partie civile dans cette information judiciaire pour être reconnu comme victime de l'essai clinique.

A l'instar d'autres volontaires concernés par l'essai avec la molécule de Bial, il avait passé une IRM cérébrale préventive administrée à la demande de Biotrial après le drame de janvier 2016. L'examen avait mis en évidence des lésions en lien avec un "accident cardiovasculaire non récent", sans pouvoir toutefois le dater, selon une source proche de l'enquête. Une analyse réfutée par ce plaignant et sa défense, qui faisaient valoir que son AVC était une cause directe de l'essai clinique, selon la source.

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Sa demande de constitution partie civile dans l'information judiciaire avait été rejetée par les juges d'instruction, conformément aux réquisitions du parquet, qui avait toutefois ouvert une enquête pour déterminer si cet accident cardiovasculaire pouvait être lié à la prise de la molécule BIA 10-2474 et être daté dans le temps, selon la source judiciaire. Les investigations ont été confiées à la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes.

avec
Publié le Mardi 10 Janvier 2017 : 8h31
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