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[18 décembre 2006 - 12:35]

« Le risque de transmission du virus du Chikungunya en Europe est réel. Mais l’ampleur de ce risque est encore ignorée ». C’est la conclusion d’une étude de l’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) de Stockholm.

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Aedes Albopictus, le vecteur du virus, est encore loin d’avoir dévoilé tous ses secrets. Alors que des cas de Chikungunya ont été notifiés dans différents pays européens, les chercheurs de l’ECDC s’interrogent sur les capacités de nuisance de ce moustique, hors de la zone tropicale.

« L’introduction -en Europe, n.d.l.r.- du virus du Chikungunya par des vecteurs infectés semble représenter un risque limité. Mais des recherches complémentaires sont nécessaires » expliquent-ils. « Il est établi que le virus importé en Europe par des voyageurs infectés pourrait induire un risque de transmission nosocomiale ou par transfusion.

Il n’est cependant pas possible d’exclure la possibilité d’une transmission autochtone, dans une zone où le vecteur serait présent ». Ce qui est le cas par exemple, dans deux départements français où une surveillance renforcée a été mise en place : les Alpes-maritimes et la Haute-Corse.

Source : Journées de Veille sanitaire, Paris, 29-30 novembre 2006

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