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PREVENTION DES ALEAS DE L’INTEGRATION DE LA VIOLENCE FONDAMENTALE :

La violence innée, que nous venons de décrire, en temps que pulsion spécifique ne peut être considérée comme ni bonne, ni mauvaise, mais plutôt utile en soi à condition toutefois qu’elle suive sa destinée logique,, c’est-à-dire qu’elle soit mise au service, intégrée et utilisée au sein du courant libidinal.
Il n’a donc lieu d’intervenir que dans les cas ou la violence au lieu de s’intégrer dans le courant libidinal demeure libre ou devient dominante en prenant à son profit une partie de la libido.

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Il y a enfin la situation ou la violence, désintriquée de ses alliances avec la libido, se voit spontanément réveillée et la situation ou la violence est réprimée fortement en tant que mécanisme de défense au même titre que le refoulement constitue le mécanisme de défense du fonctionnement des organisations génitales et triangulaires névrotiques.

Quelle Prévention ?

Comme nous l’avons vu, la violence primitive innée est obligatoirement présente chez tout individu dès sa naissance et constitue un instinct naturel. Il n’est donc ni à traiter, ni à prévenir.

Seules les formes perversisées d’utilisation partielle de la libido au profit de la violence engendrent des difficultés intimes ou relationnelles que nous avons appelés les désordres psychoaffectifs :

La toxicomanie, l’alcoolisme, le tabagisme, les délinquances, les violences dans les cités, les troubles des conduites alimentaires, les conduites suicidaires...

Une perversisation de la violence a entraîné ces sujets vers la pathologie mentale, comportementale ou parfois somatique.

Dans ces cas une authentique prévention ne peut-être que du registre de la « Prévention Primaire » c’est-à-dire permettre à ces sujets d’éviter d’entrer dans une évolution pathologique.

La « Prévention Primaire » concerne les sujets non encore atteint par un désordre psychoaffectif.

I l y a don nécessité d’une réflexion multidisciplinaire faisant intervenir tous les partenaires :

- Parents, éducateurs, spécialistes, psychanalystes, et les enfants eux-mêmes (du moins ceux dont l’évolution est la plus satisfaisante et susceptible d’entraîner les autres et de se poser en modèles identificatoires latéraux).

Il n’est donc pas question de concevoir une prévention primaire de chacun des désordres psychoaffectifs comme c’est malheureusement trop souvent le cas.

On perd beaucoup de temps, d’énergie et de moyen à alimenter les campagnes de prévention contre les toxicomanies, contre l’alcoolisme, contre le tabagisme, contre le suicide ou contre une délinquance potentielle.

Une prévention primaire pertinente doit d’abord déterminer quels sont les facteurs de risques réparables, sur lesquels il faut porter l’attention. C’est sur ces facteurs de risque qu’il faut ensuite agir.

Nous n’entrerons pas dans le débat qui confondrait la répression (au sens juridique) avec la prévention.

De même que croire que les campagnes visent à effrayer un alcoolique dépendant, un toxicomane dépendant ou un fumeur dépendant, puisse avoir un effet préventif est totalement illusoire. L’objet de substitution est trop investi, pour qu’il y soit renoncé. Il constitue un mode de maintien d’un niveau narcissique et libidinal, masquant la dépression et le désespoir suicidaire sous-jacent.

La prévention primaire ne peut se satisfaire de campagnes d’information générale ou de mesure de répression.

MESURES D’ACTIONS PREVENTIVES PRIMAIRES :

1 - Il s’agit précocement, avant l’installation des désordres et des troubles comportementaux. Les désordres constatés chez un adolescent et chez un adulte ont pour la plupart pris naissance dès l’enfance.

2 - Pas question de créer ou surajouter un élément au système éducatif en place. C’st au sein du système éducatif habituel qu’il faut intervenir le cas échéant.

3 - La nécessité d’utiliser les structure environnementales existantes implique qu’une réflexion sur la prévention doit être conduite par tous les partenaires et en collaboration avec eux. Il faut donc que chacun soit d’accord pour y participer, à la place qui lui revient.

Cela concerne donc : le milieu familial, le milieu éducatif, les enseignants, les enfants eux-mêmes, mais aussi les milieux sociaux, politiques et administratifs.

4 - Comme en matière de pédagogie, il n’est pas question de tenir un discours négatif mais de porter un regard positif pour permettre le maintien et le développement d’une santé corporelle, affective et relationnelle heureuse.

5 - C’est un travail sur le long terme, sur une longue période d’où la difficulté à convaincre les pouvoirs publics gérés par les élus politiques préoccupés par l’échéance électorale, donc le moyen terme.

ECHECS :

La prévention nécessite l’effort de tous, mais pas un effort de plus, puisque les préoccupations éducatives concernent tous les adultes ou du moins devraient les concerner.

Rien ne peut remplacer la relation directe entre un enfant et les adultes qui l’entoure et l’analyse de la qualité de cette relation. C’est la qualité du lien affectif et personnalisé que dépend la bonne intégration de la violence dans le courant libidinal.

Il y a toujours avantage à orienter la réflexion en matière de prévention vers le pourquoi et la recherche du pourquoi, plutôt que de se fixer sur le comment.

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