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Principales causes des addictions

. Les événements extérieurs peuvent être divers : il peut s’agir d’un deuil d’un proche parent, d’un divorce, d’une séparation momentanée pour hospitalisation ou maladie, de l’arrivée prématurée d’une grossesse, etc.

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. Mais il peut s’agir aussi d’événements qui se sont produits pendant la grossesse de la mère et ont perturbé le bon déroulement de la vie fœtale. Tout ce qui vit, sent, éprouve, consomme la mère est transmis directement au fœtus.

. Il y a également des traumatismes transmis transgénérationnellement d’inconscient comme l’a montré Karl Abraham et qui se traduisent le plus souvent à la troisième génération, mais aussi parfois de génération en génération, jusqu’à la répétition.

. Enfin un traumatisme sidérant au sens où sa violence le rend irreprésentable peut agir comme un traumatisme primaire et être à l’origine d’une addiction compensatrice. Ce traumatisme (prise d’otage, attentat, viol avec violences, agression grave, etc.) traverse la psyché sans pouvoir être pensé, est immédiatement refoulé et constitue un noyau d’addiction potentielle.

? La perte des étayages

C’est tout la problématique du narcissisme primaire perturbé dans son organisation par les défaillances phalliques narcissiques de l’environnement parental. Le sujet, en perpétuelle menace dépressive, d’effondrement de son unité, va chercher à l’extérieur les étayages, les réassurances narcissiques qui lui font défaut à l’intérieur.

Chez l’adulte, ces étayages sont représentées par la famille, les enfants, le couple, les amis, la vie professionnelle, la vie associative, les activités diverses, etc. Ils viennent compenser les carences internes du sujet et tout se passe bien tant que ces étayages fonctionnent. C’est lorsqu’ils s’effondrent (arrêt de la vie professionnelle, mort d’un ou plusieurs membres de la famille, mort du conjoint, réduction des capacités physiques et/ou intellectuelles, etc.) que la menace interne réapparaît et que l’addiction peut servir à panser cette souffrance ingérable autrement.

? Fonction de l’addiction

Comme nous l’avons vu, l’addiction survient comme le pansement d’une souffrance archaïque vécue corporellement, irreprésentable et menaçant le MOI du sujet. Quelque chose n’a pas pu s’organiser et a laissé une sorte de vacuole, une béance vécue menaçante pour l’unité du sujet.

Il convient de ne pas confondre les événements déclenchants, les souffrances actuelles variées et nombreuses que nous pouvons appeler l’élément déclenchant ou le second temps du Traumatisme, avec le premier temps du Traumatisme, précoce, archaïque, in utero ou transgénérationnel comme nous l’avons décrit.

L’addiction lorsqu’elle survient vient compenser la perte des étayages de l’anaclitisme rassurant. En ce sens elle a pour fonction de préserver la survie psychique du sujet. L’objet addictif, en quelque sorte, lui permet de ne pas devenir fou. A ce titre, il convient d’y penser avant de se précipiter sur l’objet d’addiction vécu comme le mal à éradiquer. Il convient de penser le lien avant d’envisager la séparation de l’objet d’addiction. L’objet addictif vient se loger dans le trou, la vacuole créée par le traumatisme précoce, pour donner au sujet l’illusion de la complétude. Illusion transitoire qui implique rapidement la compulsion.

Les addictions peuvent survenir à tout âge en fonction des aléas de la vie et des souffrances existentielles communes aux humains. Elles sont déclenchées par des événements actuels appelés traumatismes secondaires ou second temps du Traumatisme. Elles reposent sur l’existence de traumatismes précoces, ou premier temps du Traumatisme, survenus avant l’acquisition du langage et de la capacité à symboliser.

Ces traumatismes peuvent être vécus in utero ou transmis transgénérationnellement. Vécus corporellement, irreprésentés, ils constitueront une menace permanente pour l’unité du sujet, une vacuole, une béance qui sera, un temps plus ou moins long, comblée par les étayages extérieurs du sujet. C’est lorsque ces étayages seront devenus insuffisants, par perte ou affaiblissement, que la menace addictive advient pour préserver l’unité du sujet et sa survie psychique.

Chaque histoire est singulière, mais n’y a-t-il pas en chacun de nous une capacité addictive ?

? Références bibliographiques

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BERGERET, J. CARAZAC, P. GEBLES-CON, N. SAL, SETTELEN, D. et al (1996). La pathologie narcissique. Paris : Dunod, 248p.

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MIJOLLA, A. de SHENTOUB, S.A. (1973) Pour une psychanalyse de l’alcoolisme. Paris : Payot.

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