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Le 11 septembre 1997 l’affaire de la Clinique du Sport éclate dans la presse, et n’en finit pas de faire des remous. Le Parisien révèle 31 cas de contamination chez des patients opérés à la Clinique du Sport. Très vite c’est le scandale. Les journaux et l’enquête diligentée par le ministère de la Santé démontrent l’ampleur de l’épidémie liée à l’introduction dans le protocole de désinfection du matériel utilisé pour certains actes de chirurgie du rachis (de la colonne vertébrale) d’un germe proche de l’agent de la tuberculose, une mycobactérie appelée Mycobacterium xenopi. Cet agent infectieux se développe dans l’eau. Il est responsable de rares infections pulmonaires, mais à l’occasion d’un acte médical invasif il peut causer une affection qui s’apparente à une tuberculose osseuse dont le traitement est compliqué par la grande résistance de la mycobactérie aux antibiotiques.

Si l’épidémie (la première dans laquelle le xenopi est le germe responsable) a pris une telle ampleur, c’est que la période de contamination possible s’est étendue sur une période de cinq ans. En 1993, la clinique renforce les mesures d’hygiènes sur les recommandations du CCLIN de Paris Nord, après avoir été alertée par un hôpital parisien qui a traité deux patients infectés par le xenopi. Mais il a fallu attendre la révélation publique de l’affaire en 1997 pour que soit entamée la recherche de l’ensemble des patients exposés au risque d’infection. En effet, un communiqué de presse du secrétariat d’Etat à la Santé daté du 2 octobre 1997 confirme que " nombre de patients exposés au risque d’infection à Mycobacterium xenopi n’ont pas été directement informés du risque et de la conduite à tenir à la suite des mesures prises jusqu’à présent par la Clinique du Sport. " La mise en place d’un numéro vert devait permettre en effet de découvrir en moins de 15 jours plus de 400 patients exposés au risque infectieux entre septembre 1989 et mai 1993. Depuis 1997, un protocole de dépistage et de traitement gratuits des personnes atteintes a été mis en place.

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A ce jour, avec à un recul de 6 à 12 ans, 50 cas d’infection par le xenopi ont été recensés parmi les 4300 personnes exposées. Ces 50 patients souffrent d’une spondylodiscite, c’est-à-dire d’une infection chronique et invalidante de l’un des disques intervertébraux. Aujourd’hui, selon l’association des victimes du xenopi, 3710 personnes à risque ont pu être dénombrées et 94 d’entre elles n’ont pu être retrouvées.

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