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Docteur Daniel SETELLEN Psychanalyste Juillet 2005
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S’il l’on exclu les alcoolismes liés à des pathologies nosologiques repérables dont la consommation excessives de boissons ne constitue qu’un symptôme parmi les autres et le traitement celui de la pathologie psychiatrique.

Ne devient pas alcoolique qui veut. Cela suppose une prédisposition d’ordre éducative ou génétique et un ou plusieurs évènements déclenchants.

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L’alcoolisme, phénomène psycho-social

Il nous faut dans tous les cas considérer l’alcoolisme comme un phénomène d’ordre psycho-social qui se détermine à partir de 2 réalités complémentaires et en intéraction :

- La réalité psychique individuelle qui nous renvoie à l’édification et à la structuration de l’identité de chaque individu et à sa capacité relationnelle.

- La réalité extérieur qui est le fait de la rencontre d’un individu donné, à un moment donné de son histoire, dans la société donnée, avec le produit alcool. Cela nous renvoie au fait collectif social et politique d’une société donnée à un moment donnée à un moment donné de son histoire. Elle constitue l’élément déclenchant de l’alcoolisation et non la cause.

L’alcool, pansement d’une souffrance existentielle profonde

L’immense majorité des buveurs dépendants hommes et femmes se ressemblent dans la mesure où tous consomment à l’excès un produit mythique contenant de l’alcool. Produit dont ils deviendront plus ou moins rapidement dépendant. Produit qu’ils utilisent au départ comme un pansement d’une souffrance existentielle profonde, d’une dépressivité narcissique, d’un manque de confiance qui les gène au quotidien.

Mais aussi produit qu’ils utilisent comme médiateur d’une parole difficile, d’une capacité de lien à l’autre qui ne parvient pas à se faire rapidement.

Produit enfin qui les aide à fuir la vie réelle devenue insupportable.

En effet, nous retrouvons chez presque tous :

A partir de l’observation clinique :

- Une difficulté à communiquer par la parole et à utiliser les mots pour représenter et mettre en scène leur souffrance profonde, les angoisses existentielles communes aux humains. Tout se passe comme si les difficultés à mentaliser se déplacaient vers un comportement médiateur de parole au début, mais qui devient très vite seule expression de la souffrance et enferment au sens de l’isolement.

- Un vécu de manque originel, d’incomplétude, une carence ou un vécu carentiel inomable et irreprésenté.

- Une recherche, à travers la transgression, de la Loi symbolique qui leur a fait défaut.

Nous trouvons également, chez ces sujets :

- Des carences narcissiques primaires souvent importantes qui les conduisent à rechercher des relations anaclitiques de dépendance.

- Une relative pauvreté du fonctionnement imaginaire.

- Des grandes difficultés à pouvoir différer la satisfaction d’un désir.

Cela nous amène plusieurs réflexions :

- Chaque histoire est spécifique unique et différente donc chaque être est différent sur ce point.

- Cette difficulté à communiquer par la parole et avec les mots doit donc logiquement être en lien avec des troubles précoces de la maturation affective, avant l’acquisition du langage et de la capacité à symboliser et à représenter.

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