Opérations de la prostate : quels risques ?

Chirurgie, laser, coelioscopie, thermothérapie, robot...  Quelles sont les opérations de la prostate disponibles aujourd'hui ? Et quelles sont les moins à risques ? Le point avec Medisite.

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Résection transurétrale : 95 % d'éjaculations rétrogrades !

Est-ce pour vous ? Quand un adénome de la prostate (qu'il soit petit ou moyen) devient trop gênant, notamment parce qu'il comprime le canal urinaire et entraîne des troubles de la miction (incontinence), il faut alors opérer pour diminuer son volume. "Dans 90% des cas, on opte pour la résection transurétrale", explique le Dr Alexandre de la Taille, urologue.

Quels sont les risques de la résection transurétrale ? Dans environ 95% des cas, l'intervention entraîne une éjaculation rétrograde. Le sperme n'est plus évacué par le pénis mais dans la vessie, donc par les urines. "Il n'y a cependant pas de problèmes d'impuissance et le risque d'incontinence est très exceptionnel, en dessous de 1%", précise le Dr Christian Barré, chirurgien urologue. Il peut y avoir une sensation de brûlures lors des mictions, tout de suite après l'opération.

En quoi consiste la résection transurétrale ? Une fibre optique rigide est introduite par les voies naturelles dans le canal de l'urètre, elle remonte jusqu'à la prostate. Elle permet de découper l'adénome en petits morceaux pour qu'il n'obstrue plus l'urètre.

En pratique : L'intervention est réalisée sous anesthésie générale ou rachi-anesthésie. Il faut compter 3 à 4 jours d'hospitalisation.

Est-ce remboursé ? Oui.

Vidéo. L'hyperblasie bénigne de la prostate

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