Cancer de la prostate : zoom sur l'examen TEP-choline

Cancer de la prostate : zoom sur l'examen TEP-choline©Fotolia
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La TEP à la choline est un examen d’imagerie médicale, parfois utilisé dans le cadre d’une surveillance de cancer de la prostate. Quel est son principe ? Comment se déroule-t-il ? Représente-t-il un risque ?

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TEP à la choline : Intérêt

La TEP à la choline est une technique d’imagerie médicale utile pour surveiller et anticiper l’évolution du cancer de la prostate. Elle est particulièrement recommandée pour détecter des éventuelles récidives après un traitement, par exemple quand le taux de PSA augmente à nouveau de manière inexpliquée.
Contrairement à la radiologie qui étudie la forme ou l’anatomie des organes, l’imagerie nucléaire, dont fait partie l’examen de TEP à la choline, permet d’observer le fonctionnement ou le métabolisme des cellules de ces organes.

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TEP à la choline : Principe

TEP signifie tomographie par émission de positons (le terme anglais PET scan est encore parfois utilisé). La TEP constitue une imagerie scanner du corps entier qui permet d’observer la répartition dans l’organisme d’un élément faiblement radioactif (ou radiotraceur). Elle est associée à un scanner X (tomographie aux rayons X) pour l'étude anatomique des anomalies détectées. Dans le cas de la TEP à la choline, le radiotraceur est un nutriment, la choline, marquée au fluor-18, un élément faiblement radioactif. Le fluor-18 va émettre de faibles doses de rayonnements ionisants, ce qui va rendre la choline facilement repérable en imagerie.
La choline est naturellement utilisée par les cellules de la prostate pour la fabrication de leur membrane. Or des cellules cancéreuses vont avoir une plus forte activité métabolique que les autres cellules. Elles vont donc fabriquer des membranes en plus grande quantité et consommer plus de choline. Les cellules cancéreuses vont donc être détectées par la quantité inhabituellement élevée de choline fixée sur leur membrane.
La TEP est pratiquée en France depuis 1999 avec du glucose comme traceur mais l'utilisation de la choline est plus récente et date de 2010.

TEP à la choline : Déroulement

La TEP à la choline ne requiert pas de préparation particulière.
- La personne qui s’apprête à passer un examen de TEP à la choline devra être à jeun depuis 4 à 6 heures. Boire de l’eau est néanmoins autorisé, tout comme l’absorption des médicaments habituels.
- La personne est prise en charge par le manipulateur. Celui-ci allonge le patient sous le scanner puis injecte la choline marquée au fluor-18 par voie intraveineuse, grâce à une perfusion.
- L’acquisition des images par un scanner se fait juste après l’injection du radiotraceur dans le sang.
- L’examen en lui-même dure entre 15 et 20 minutes, et la prise en charge totale n’excède pas une heure.
- Les tomographes effectuent ensuite une reconstruction tridimensionnelle des images. Ils fusionnent celles du scanner X et de la tomographie si un foyer de choline jugé anormal est observé.

TEP à la choline : Précautions et risques

La choline est une molécule physiologique, naturellement présente dans l’organisme. Son injection par voie intraveineuse n’a donc jamais provoqué d’allergie ou d’effet secondaire.
Comme pour tout examen d’imagerie, il faudra retirer les objets métalliques (bijoux, piercings, montre…) avant la procédure.
Contrairement à un examen par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), le scanner réalisé lors d’une TEP à la choline ne pose pas de problèmes de claustrophobie.
La question d’une éventuelle réaction aux rayons émis semble peu préoccupante car la dose de rayons reçue lors de cet examen est très faible.
La demi-vie de l’élément radioactif injecté, le fluor-18, est de 120 minutes. Cela signifie qu’en une vingtaine d'heures, il n’y aura plus aucune trace de fluor-18 dans l’organisme. Pour favoriser son élimination par les urines, il est d’ailleurs conseillé de bien s’hydrater avant l’examen, de vider sa vessie avant l’acquisition des images et fréquemment après l’examen.
Enfin, aucun effet indésirable sérieux lié à un examen de TEP à la choline n'a été observé à ce jour.

Merci au docteur Gérald Bonardel, spécialiste en Médecine nucléaire, secrétaire général de la Société Française de Médecine Nucléaire (SFMN).

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