Phytothérapie et insomnie : les mélanges dangereux avec les plantes

Phytothérapie et insomnie : les mélanges dangereux avec les plantes©iStock

Problèmes d'endormissement, sommeil de qualité médiocre, réveils nocturnes, courtes nuits… Pour traiter les troubles du sommeil et les insomnies, une des premières réponses réside dans la phytothérapie. Sous forme de tisanes, gélules ou ampoules, cette médecine utilise les plantes pour leurs vertus sédatives et relaxantes. Mais attention aux mélanges dangereux !

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Phytothérapie et insomnie : les plantes sédatives qui peuvent poser problème

Le regain d'intérêt pour la thérapie au naturel fait de la pharmacie d'antan un arsenal thérapeutique bien dans l'air du temps. Pour lutter contre les troubles du sommeil et les insomnies, on retrouve la valériane. Toutefois, il est déconseillé de consommer cette plante bien connue avec de l'alcool. Valériane et alcool stimulent en effet un type de récepteurs cérébraux identiques (récepteurs GABA), ce qui majore les effets indésirables potentiels. Certaines plantes sédatives à activité estrogénique sont, par ailleurs, à éviter en cas d'antécédents de cancers hormono-dépendants. C'est le cas de l'escholtzia (pavot de Californie) ou du houblon. Enfin, la ballote ne doit pas être utilisée en usage prolongé. Cette plante contient des alcaloïdes qui seraient toxiques pour le foie.

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Phytothérapie et insomnie : le millepertuis et ses interactions dangereuses

Le millepertuis est une plante bien connue des pharmaciens, et pour cause : elle est à la fois efficace et provoque de nombreuses interactions médicamenteuses. Son emploi pour lutter contre la dépression et les anxiétés permet en effet aux personnes sujettes à des insomnies de retrouver un sommeil réparateur par l'apaisement. Mais cette plante ne doit pas être consommée en même temps qu'un antidépresseur de synthèse, et un intervalle entre l'arrêt de l'un et la reprise de l'autre doit être respecté. Le millepertuis interagit en outre avec la digoxine, la théophylline, les AVK, la ciclosporine, les contraceptions orales, certaines molécules utilisées dans le traitement du SIDA, certains antimigraineux. En cas de doute, demandez systématiquement conseil à votre pharmacien.

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