Fracture du col du fémur : peut-on en mourir ?

Fracture du col du fémur : peut-on en mourir ?©iStock

La fracture du col du fémur chez les personnes âgées est un accident fréquent (50 000 chaque année). En effet, d’une part les chutes qui en sont responsables sont plus fréquentes chez les seniors, d’autre part leurs os sont plus fragiles. Mais ces fractures du col du fémur sont-elles dangereuses ? Les personnes qui en sont victimes risquent-elles d’en mourir ? Voyons cela ensemble.

Publicité

Comprendre la fracture du col du fémur

La fracture du col du fémur est une fracture qui concerne essentiellement les personnes âgées, en particulier celles qui souffrent d’ostéoporose. Néanmoins, des personnes jeunes victimes d’un traumatisme violent peuvent également être touchées. Le col du fémur est la partie de l’os de la cuisse (le fémur) qui relie la partie supérieure de l’os à la tête du fémur, c’est-à-dire à la zone qui s’emboîte dans le bassin (os coxal) pour former l’articulation de la hanche (ou articulation coxo-fémorale). Si c’est le col fémoral qui casse le plus fréquemment, c’est parce qu’il s’agit de la partie la plus fine de cette articulation coxo-fémorale.

Publicité

Opération du col du fémur

En cas de fracture du col du fémur, il est possible d’avoir recours à deux types d’interventions : soit l’ostéosynthèse, soit l’arthroplastie. L’ostéosynthèse consiste à maintenir le fémur avec un enclouage centromédullaire (qui passe au centre de l’os, au niveau de la moelle osseuse) et des vis. Cette intervention peut être proposée aux personnes relativement jeunes qui mènent une vie active. L’arthroplastie, elle, consiste à remplacer le col et la tête fémorale par une prothèse en polyéthylène ou en céramique.

Mortalité liée à la fracture du col du fémur

Lorsque l’opération du col du fémur intervient chez une personne âgée, les risques liés aux suites de l’opération sont importants. En effet, comparativement à la population générale, les personnes âgées opérées présentent environ 15 fois plus de risques de décéder (ce qui est surtout vrai chez les personnes dont le niveau socioculturel est le plus faible). La majeure partie des décès survient dans les 6 premiers mois qui suivent l’hospitalisation et plus la personne est âgée, plus les risques sont élevés. La mortalité n’est "plus que" deux fois supérieure au-delà de 6 mois (environ 10 % de décès dans l’année qui suit l’accident). Étant donné ces risques, l’accent doit être mis sur la prévention en faisant tout le nécessaire pour limiter le plus possible les chutes.

Publicité

Publicité
Publicité

Ailleurs sur le Web

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité
Publicité