6 techniques funéraires à la loupe

La mort est encore taboue dans notre société mais il est important d'aborder les différentes options possibles au moment du décès. Crémation, aquamation, inhumation... Comment ça se passe ? Combien ça peut coûter ? Qu'est-ce qui est autorisé et interdit ? Réponses de Marie-Thérèse Ferreira De Moura, conseillère funéraire aux Pompes Funèbres de Saint-Julien-Les Villas (Aube).

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L'inhumation : la pratique la plus répandue en France

© Adobe StockL'inhumation correspond à l'enterrement au cimetière.

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C'est la pratique la plus répandue en France.

Définition : le verbe "inhumer " est composé des mots latins "in" qui signifie "dans" et "humus" qui signifie "terre". Ce terme désigne donc la mise en terre du corps d'un défunt. "Elle peut se dérouler dans le cadre d'une cérémonie laïque ou religieuse" précise Marie-Thérèse Ferreira De Moura, conseillère funéraire aux Pompes Funèbres dans l'Aube.

Lors du décès : "Quand la personne décède dans une clinique, les pompes funèbres sont obligées de faire un transfert de corps avant la mise-en-bière et de déposer le corps dans une chambre funéraire poursuit notre interlocutrice. Si la personne décède au centre hospitalier, ce n'est pas une obligation de la placer en chambre funéraire, le défunt peut rester à la morgue du centre hospitalier."

Les soins de conservation ne sont pas obligatoires à la morgue du centre hospitalier, ni dans la chambre funéraire. Ils sont effectués par un thanatopracteur. "Si la famille ne souhaite pas faire appel à un thanatopracteur et que les pompes funèbres estiment que l’opération est nécessaire car le corps est en mauvais état, l’organisme doit faire signer une décharge à la famille" indique la conseillère. La housse imperméable éventuellement utilisée pour envelopper le corps avant sa mise-en-bière est fabriquée dans un matériau biodégradable . Elle doit répondre à des caractéristiques de composition, de résistance et d'étanchéité.

La mise-en-bière : D'après le code général des collectivités territoriales, la mise-en-bière est obligatoire. "Cette opération est effectuée par les pompes funèbres, on place le corps d'un défunt dans sa bière, c'est-à-dire son cercueil, avant sa fermeture puis la levée du corps. La famille choisit l'entreprise de son choix pour procéder à celle-ci."

En caveau familial ou pas : "L’inhumation doit être faite dans le caveau familial. S'il n'y en a pas alors l’enterrement sera fait dans le cimetière le plus rapproché du domicile de la personne la plus proche du défunt. En général, l'inhumation a lieu dans un cimetière communal mais peut également être faite sur une propriété privée , à condition d'être hors de l'enceinte des villes et des bourgs et, à la distance prescrite, après avis d'un hydrogéologue agréé. La famille choisit si le défunt est enterré en caveau ou non. Pour la dernière étape, la famille du défunt doit choisir le monument qui sera posé par le marbrier au-dessus de la tombe." Il n'est admis en principe, qu'un seul corps dans chaque cercueil . Cependant, l'article du code général des collectivités territoriales autorise deux exceptions, à savoir que peuvent être placés dans un même cercueil, les corps de plusieurs enfants mort-nés de la même mère ou ceux d'un ou plusieurs enfants mort-nés et de leur mère.

Le prix : "Pour une inhumation avec cercueil, il faut compter entre 2500 et 5000 euros."

Les interdictions en France :

- Inhumer un corps simplement revêtu d'un suaire est interdit

- Les funérailles ne peuvent avoir lieu qu'après la mise-en-bière du corps, en sorte qu'il n'est pas possible que le défunt soit porté visage découvert à l'église ou au cimetière.

- L'inhumation des animaux de compagnie ou domestiques dans un cimetière communal est interdite, comme dans une sépulture située en terrain privé, dès lors que ces lieux de sépulture sont réservés à l'inhumation humaine.

Vidéo. Ce qui se passe dans le corps après la mort

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