Quelles sont les complications cardio-vasculaires ?

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Quelles sont les complications cardiovasculaires de l’obesité ?

- Hypertrophie ventriculaire gauche et insuffisance cardiaque : L’hypertrophie ventriculaire gauche est l’épaississement des parois du coeur, pouvant aboutir à la diminution de l’activité normale de celui-ci par rapport aux besoins de l’organisme. Un surpoids de 30% par rapport au poids idéal double au bout de 25 ans le risque d’insuffisance cardiaque

- Hypertension artérielle (HTA) : La mesure de la tension artérielle chez le sujet obèse nécessite un brassard spécial dont la taille est adaptée aux dimensions du bras du patient. Les chiffres de tension artérielle augmentent avec le poids (et surtout le pourcentage de masse grasse) : une augmentation de poids de 10 kg s’accompagne d’une élévation tensionnelle d’environ 2 à 3 mmHg. La probabilité de développer une HTA est 2 à 3 fois plus élevée que dans la population générale chez les sujets dont l’IMC dépasse 30 kg.

- Autres complications : L’obésité favorise l’apparition de certains troubles du rythme cardiaque, dont certains peuvent être responsables de mort subite. Elle est également responsable de l’apparition de complications respiratoires comme une dyspnée d’effort (difficultés à respirer), le syndrome d’apnée du sommeil, et s’accompagne d’un risque majoré de thrombose veineuse (phlébite) et d’embolie pulmonaire.

Le risque opératoire encouru au cours d’une intervention chirurgicale est également plus important chez les patients obèses, ce qui nécessite une évaluation préopératoire cardiovasculaire et respiratoire approfondie. Il existe également un risque de troubles métaboliques et notamment développement d’un diabète ou d’hypercholestérolémie.

Quels sont les objectifs du traitement de l’obesité dans la prévention cardiovasculaire ?

L’objectif de la prise en charge de l’obésité n’est pas uniquement pondéral, mais vise aussi l’amélioration de l’état de santé global du patient sur le long terme.

A ce titre, une perte de poids de l’ordre de 5 à 15% par rapport au poids maximal est actuellement considérée comme un objectif réaliste pouvant être maintenu sur le long terme.

L’effet de la perte de poids sur la diminution de la pression artérielle est le moyen non médicamenteux le plus important dans le traitement de l’HTA : 1% de perte de poids s’accompagne en moyenne d’une baisse de 1 à 2 mm Hg de la tension artérielle sur le long terme.

Indépendamment des effets sur l’HTA, une perte de poids modérée (10%) permet d’améliorer les autres facteurs de risque cardiovasculaires comme les paramètres du bilan lipidique, et l’équilibre glycémique chez les diabétiques.

Pour en savoir plus : fiche sur l’obésité dans un site canadien d’information et recherche en santé

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