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Des robots pour retrouver léquilibre après un AVC

Les robots pourraient à l'avenir servir à la rééducation des personnes ayant souffert d'une attaque cérébrale. Des scientifiques européens tentent de comprendre le complexe mécanisme de l'équilibre pour le reproduire sur un exosquelette robotisé. Victime d'une attaque cérébrale il y a un an et demi, Anton ne remarche que depuis quelques mois. Il a suivi une rééducation motrice classique à l''Institut Universitaire de Rééducation de la République de Slovénie':http://www.ir-rs.si/en/. Depuis quelques semaines, il participe aux tests d'un prototype mis au point par l'unité de recherche du centre. Retrouver une marche symétrique L'appareil s'attache au niveau du bassin. Il est équipé de capteurs et de six moteurs qui permettent d'accompagner tous les mouvements du patient et de s'adapter à ses besoins spécifiques. Son concepteur, responsable de l'unité R&D de l'Institut, Zlatko Matjacic explique : 'La machine est contrôlée de manière à suivre le mouvement et à ne pas l'influencer quand on veut que ce mouvement soit naturel. D'un autre côté, dans la rééducation suite à une attaque cérébrale, lorsqu'on travaille sur la symétrie de la marche, alors on applique des forces correctives'. Anton a souffert d'une paralysie côté droit, l'appareil l'encourage à allonger son pas sur ce côté plus faible. Un écran lui permet de suivre en temps réel ses performances, un aspect essentiel pour la motivation. 'L'objectif est d'améliorer la démarche qui est toujours anormale et d'améliorer la vitesse et l'équilibre dynamique qui sont très importants pour bouger dans l'environnement de tous les jours', précise Nika Goljar, responsable du service de rééducation après AVC. Comprendre le mécanisme complexe de l'équilibre Ce programme s'inscrit dans un projet de recherche européen, Balance, destiné plus largement à comprendre et à résoudre les problèmes d'équilibre via la robotique. Parmi les autres partenaires du projet, le laboratoire de robotique interactive du CEA-LIST à Gif-sur-Yvette, près de Paris. Ses ingénieurs ont développé un prototype encore plus avancé, un exosquelette robotisé englobant les jambes, du bassin jusqu'aux chevilles. L'enjeu : reproduire le mécanisme complexe de l'équilibre qui n'existe pas dans les exosquelettes actuels. Catherine Bidard est responsable du projet au CEA-LIST. 'Cette machine est développée sur une technologie d'actionneurs qui fait qu'on contrôle l'effort et pas simplement la position', précise t-elle. 'L'autre particularité, c'est d'avoir quatre axes motorisés par jambe : ici, vous avez un mouvement latéral de la hanche qui va permettre de rattraper l'équilibre ou de tourner'. Gérer la collaboration entre robot et humain Garder l'équilibre avec seulement les deux points d'appui des jambes, le défi est de taille pour les scientifiques. Informaticiens et ingénieurs de plusieurs pays travaillent aux derniers ajustements avant le début des tests sur les humains. Chercheur au Tecnalia Research & Innovation, Jan Veneman est le coordinateur du projet 'Balance'. 'Le principal défi est sans doute de savoir comment on gère la collaboration avec l'humain. On ne veut pas que l'exosquelette prenne le contrôle et marche comme un robot, avec un humain dedans. Mais nous voulons que l'exosquelette aide l'humain lorsqu'il en a besoin', souligne t-il. D'ici quelques mois, Anton pourrait être parmi les premiers à expérimenter ces jambes robotisées. Mais il faudra encore plusieurs années pour que ces méthodes de rééducation innovantes se généralisent.

Un utérus artificiel testé sur des agneaux

Un utérus artificiel pourrait-il à l'avenir améliorer la survie des grands prématurés ? Des résultats encourageants ont été obtenus à partir de tests sur des agneaux. L'expérimentation a été menée par des chercheurs de l'hôpital pour enfants de Philadélphie. Ils ont conçu un appareil constitué d'une poche en plastique remplie de fluide, avec un système qui fournit de l'oxygène relié au cordon ombilical. Le milieu dans lequel le foetus évolue avant la naissance est ainsi reconstitué. Grâce à ce dispositif, ils sont parvenus à faire se développer pendant quatre semaines un foetus d'agneau, animal chez qui le développement des poumons in utero est 'très proche' de ce qui se passe chez les humains, rapporte l'étude, publiée dans la revue Nature Communications. Les chercheurs doivent approfondir leurs tests chez l'animal avant d'envisager de passer à des essais chez l'homme, d'ici 'trois à cinq ans'.

CeBIT : lavenir sera toujours plus connecté

Nouvelle édition spéciale depuis le plus grand salon high-tech au monde, le CeBIT de Hanovre (Allemagne) où la connectivité est partout. Plus rien ne semble pouvoir arrêter l'avènement de l'Internet des objets comme l'a constaté notre reporter Jeremy Wilks auprès de participants venus du Japon, pays partenaire de l'évènement cette année. La connectivité est l'un des grands thèmes du CeBIT cette année. Une évidence pour le japonais KDDI dont l'ensemble des appareils est connectable. Cette tendance de fonds soulève des questions de sécurité. La société nippone y répond en s'appuyant sur la technologie de cryptage des smartphones. Cyber-sécurité 'Quand l'Internet des objets sera pleinement en place, il y aura dix mille fois plus d'objets différents qui seront connectés et en la matière, la question de la cyber-sécurité va devenir encore plus importante qu'aujourd'hui, souligne Tadashi Onodera, président du groupe. Il nous montre une carte SIM : 'C'est une carte qui à l'origine, était utilisée dans les téléphones portables et les smartphones. Dans notre centre de Recherche et Développement, poursuit-il, nous avons conçu un nouveau système de sécurité destiné à l'Internet des objets qui utilise cette carte.' Setting up for an euronews interview with the CEO of KDDI cebit pic.twitter.com/QUJQwyq9Yg- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 20 mars 2017 Industrie, transports, santé, logement La connectivité touche aussi la production industrielle. Par exemple, le groupe japonais FANUC propose un système qui ajoute de l'intelligence artificielle à ses robots et machines-outils pour les rendre plus performants. 'Même si les capacités de chaque machine-outil et de chaque robot pris individuellement s'améliorent, ils ne peuvent effectuer la quantité de travail que d'un seul intervenant, explique Yoshiharu Inaba, PDG de FANUC Corporation. Pour les hommes, c'est pareil : c'est uniquement quand deux ou trois personnes travaillent ensemble que leurs capacités s'ajoutent et qu'elles deviennent plus performantes, ajoute-t-il. C'est la même chose pour les robots et les machines-outils : quand ils sont reliés entre eux et qu'ils réalisent une tâche en tant que système, ils ont des performances deux ou trois supérieures,' affirme-t-il. Dans l'industrie, les transports, la santé ou le logement, les objets connectés étaient dix milliards l'an dernier dans le monde. Ils seront cinq fois plus nombreux en 2020. Jeremy Wilks avec Stéphanie Lafourcatère #Japan Summit is currently discussing future of #IoT and humanity. #BigData will play key role in the overall success #CeBIT17 #dconomy17 pic.twitter.com/sstvShcdYg- CeBIT (@cebit) 20 mars 2017

Robotique impression 3D peinture : le Japon innove dans la santé

Le Japon est connu pour ses technologies innovantes et son niveau de vie élevé. Ses entreprises s'appuient sur leur savoir-faire pour relever quelques-uns des défis santaires mondiaux les plus urgents. Comment font-elles ? C'est ce que nous découvrons dans ce premier numéro de Spotlight. 'Quel meilleur endroit que le Japon pour découvrir des innovations dans le domaine de la santé dont l'ensemble de la planète peut bénéficier ? souligne notre reporter Daleen Hassan. Spotlight met un coup de projecteur sur ce pays et tout d'abord sur Honda : le groupe a développé un dispositif d'assistance à la marche,' précise-t-elle en nous invitant à nous rendre dans le QG de la marque. Assistance à la marche On connaissait ses motos, ses voitures et ses avions, Honda a désormais son système d'aide à la marche pour les personnes à mobilité réduite. Un outil précieux en particulier dans un contexte de vieillissement démographique. Grâce à ses moteurs, cet appareil qui pèse 2,7 kilos accompagne le mouvement en soutenant les jambes. Honda starts testing Walking Assist device in large-scale ... - #tech #technology #technews https://t.co/l2q3qawhpQ pic.twitter.com/OXyNZ9lnUl- Tech Journal (@TechJournal1) 24 avril 2016 Makoto Shibata travaille pour le département développement chez Honda. Il a placé le dispositif sur lui et nous le présente : 'C'est une structure très, très simple, il y a deux moteurs, une batterie et un ordinateur à l'arrière. Pendant la marche, poursuit-il, cet ordinateur perçoit le mouvement des hanches : ce qui permet au dispositif de participer au mouvement de la jambe, les informations sur la marche sont transmises à cette tablette comme dans le cas d'une voiture de course où il y a un échange entre la voiture et les stands.' Ce système a été inspiré par le robot humanoïde Asimo également développé par Honda qui a permis de faire avancer les recherches sur les humanoïdes bipèdes. Depuis 2013, Asimo assiste des patients de tous âges dans plus de cinquante hôpitaux japonais. Favoriser la mobilité, c'est un enjeu global pour le groupe nippon qui travaille depuis les années 80 sur la robotique liée à l'humain. Bras robotisé imprimé en 3D A Tokyo, l'association Mission ARM Japan développe des prothèses de membres supérieurs imprimées en 3D. Elle se réunit une fois par semaine, dans un lieu dédié aux start-up pour un échange constructif auquel participent des personnes privées d'avant-bras. L'atout de cette technologie mise au point par Genta Kondo, ingénieur brillant et cofondateur de l'entreprise exiii : des capteurs fixés sur le haut du bras détectent les contractions musculaires, ce qui déclenche le mouvement des doigts artificiels. 'Nous publions toutes les données gratuitement sur le web, donc il suffit d'avoir un accès internet pour télécharger nos données et imprimer la prothèse immédiatement, indique Genta Kondo. Ce genre d'avancée technologique va améliorer la vie des gens parce qu'ils ne seront plus obligés de passer par les grands spécialistes professionnels parce qu'en fait, tout le monde peut créer une main artificielle, c'est devenu très facile, assure-t-il. Je voudrais dire à tout le monde que ce n'est pas si difficile que ça, on peut l'adapter sur votre corps et c'est vraiment sympa à réaliser,' souligne-t-il. Cette solution pourrait changer la vie de Takayoshi Hashimoto, né avec une malformation de l'avant-bras gauche. Ce jour-là, il essaie la prothèse que l'association a élaborée pour lui. Son design doit encore être finalisé pour qu'elle soit encore mieux adaptée. 'Jusqu'à maintenant, je n'utilise que ma main droite pour tenir des choses et cette prothèse va me permettre d'utiliser aussi ma main gauche ; donc j'espère pouvoir faire beaucoup de choses avec mes deux bras, j'ai beaucoup d'espoir pour ma vie future,' confie Takayoshi Hashimoto. Ces prothèses se veulent abordables : elles sont vendues pour l'équivalent de quelques centaines d'euros, c'est dix fois moins que ce que coûte une prothèse de bras classique. #Japan Brand Program Genta Kondo, Catalyst, Mission ARM Japan, lectured in Austria and Poland on 27 Nov.-4 Dec.https://t.co/zx5GOfetBL pic.twitter.com/jh30cIvdYX- MOFA of Japan (@MofaJapan_en) 7 décembre 2016 Sauver des vies en peignant des murs 'Près d'un demi-million de personnes meurent du paludisme chaque année dans le monde d'après l'Organisation mondiale de la santé, fait remarquer notre reporter Daleen Hassan. Une entreprise japonaise baptisée Kansai a conçu une peinture qui repoussent les moustiques, responsables de la transmission de cette maladie.' Cette société, l'un des plus grands fabricants de peintures pour l'automobile et l'industrie au Japon, a inventé une peinture qui s'attaque au système nerveux des insectes, un produit destiné aux pays tropicaux. 'Comme beaucoup d'enfants meurent du paludisme en Afrique, nous indique Yu Akaki, cadre dirigeant, on s'est dit qu'on allait développer une peinture qui pourrait repousser et même tuer les moustiques. Cette peinture contient des ingrédients qui stimule le système nerveux des moustiques : quand ils se posent sur le mur qui a été peint avec ce produit, ils se retrouvent paralysés par ces ingrédients et ils n'arriveront plus à piquer les gens qui se trouvent à proximité,' affirme-t-il. L'entreprise assure que son produit présente une efficacité de 80%. Il est déjà utilisé dans plusieurs pays en développement, dans les hôpitaux, les crèches et les écoles, en particulier en Malaisie et en Indonésie où l'on recense de nombreux cas de dengue. Le #paludisme, une maladie de plus en plus résistante aux traitements, par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/B0e0hpaxDX- Agence France-Presse (afpfr) 23 février 2017 Daleen Hassan avec Stéphanie Lafourcatère

Innovations high-tech japonaises : le CeBIT en ligne de mire

Si vous êtes fan de high-tech et de numérique, la ville de Tokyo est faite pour vous ! En exclusivité, quelques-unes des plus grandes entreprises japonaises nous ouvrent leurs portes pour nous présenter les dernières innovations qu'elles s'apprêtent à présenter au CeBIT, le plus grand salon au monde consacré aux technologies de l'information dont la prochaine édition aura lieu à Hanovre du 20 au 24 mars. Dans ce numéro spécial de Sci-Tech, nous précise notre reporter Jeremy Wilks, nous rencontrons en exclusivité, des entreprises japonaises qui lèveront le voile sur leurs dernières nouveautés la semaine prochaine lors du CeBIT, le salon high-tech de Hanovre. Nous nous rendons dans un hub pour start-up où l'on conçoit des produits destinés à l'Internet des objets. Cerevo par exemple dispose d'une gamme d'appareils connectés qui va de la lampe à commande vocale aux chaussures dédiées à la réalité virtuelle. Son PDG Takuma Iwasa nous les présente : 'Ce sont les premières chaussures de réalité virtuelle au monde, elles comportent toute une série de capteurs et peuvent provoquer différents types de sensations en retour. Le moteur est placé dans les chaussures, précise-t-il avant d'ajouter : Quand vous les aurez aux pieds et que vous vous baladerez dans le monde virtuel, vous pourrez sentir la surface du sol et vous pourrez dire : 'Oh, c'est de la pierre, du bois ou de la neige.' Taclim, les chaussures de réalité virtuelle #CES2017 VIDEO -> https://t.co/EvsbXvWh0k pic.twitter.com/ZBtoaFOnHZ- 01netTV (@01netTV) 5 janvier 2017 Débuts en Europe '118 entreprises japonaises au total s'apprêtent à participer au salon CeBIT de Hanovre, souligne Jeremy Wilks. Elles seront nombreuses à y exposer des produits qui sont déjà sur le marché au Japon, mais qui feront leurs débuts en Europe,' indique-t-il. Découvrons l'une de ces innovations chez Epson. Cette machine peut recycler le papier usagé en feuilles de papier vierge, en quelques minutes et sans eau. Shigeo Fujita, manager du projet PaperLab chez Epson, nous la présente, des feuilles de papier usagées à la main : 'Voici du papier qui a été utilisé dans les bureaux et il y a des informations confidentielles dessus : on le met dans la machine et ensuite, il est transformé en fibres grâce à notre technologie qui fonctionne sans eau ; puis, les fibres sont agglomérées et modelées avant de former le produit final, du papier comme celui-là [vierge],' décrit-il. Grâce au PaperLab, les bureaux peuvent ainsi recycler leur papier eux-mêmes. Avec ce produit, Epson vise les entreprises qui veulent détruire leurs documents mentionnant des données internes. 'Aujourd'hui, nos clients paient très cher pour la destruction des feuilles de papier qui comportent des informations confidentielles alors qu'avec notre machine, ils peuvent les détruire toutes, sur place et en un rien de temps,' souligne Shigeo Fujita. PaperLab, Epson's paper recycling technology, will feature next month at the CeBIT conference in Hannover: https://t.co/4irlceHMa2 pic.twitter.com/LUkziGsb1J- Print21 (@Print21) 21 février 2017 Repérage des mouvements de foule Au CeBIT, une délégation japonaise fera la promotion du savoir-faire des entreprises du pays et d'un nouveau concept lancé par le gouvernement : 'Société 5.0', la vision d'un monde numérique encore plus avancé. Le PDG d' Hitachi Toshiaki Higashihara représente les sociétés japonaises des technologies de l'information et de l'électronique. 'Le Japon s'impose dans les matériaux technologiques, la nanotechnologie et les capteurs, affirme-t-il. En les combinant, nous voulons réaliser la 'Société 5.0', contribuer à régler les problèmes sociétaux dans le monde et étendre le concept à l'échelle de la planète, dit-il. J'espère que nous pourrons travailler avec le monde entier et favoriser l'innovation,' insiste Toshiaki Higashihara. Autre produit qui fera son apparition au CeBIT : un système de repérage élaboré par Hitachi. Il permet de collecter des données de manière anonyme, sur le déplacement des personnes dans un lieu donné : dans quelle direction elles vont et à quelle vitesse. Un outil de gestion des mouvements de foule dans les espaces publics. 'Des lasers enregistrent le déplacement de personnes et d'objets sans qu'ils portent des capteurs, explique Ichiro Ariyama, architecte en chef de ce système. Grâce aux résultats de ces enregistrements, on peut mener des recherches sur la manière dont les gens se déplacent, ils apparaissent sous la forme de points rouges sur notre écran,' décrit-il. Just filmed this really interesting Hitachi object tracking system for monitoring crowds. Full story in euronewsknwldge Sci-Tech next week pic.twitter.com/MJmjVDTxjk- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 9 mars 2017 Robot-projecteur domestique Une grande partie de ces nouveaux produits japonais devrait intéresser entreprises et gouvernements, mais il en est aussi qui devraient séduire les consommateurs férus de gadgets comme l'une des nouveautés de Cerevo. Takuma Iwasa nous montre 'un robot domestique doté d'un projecteur. Il peut se balader tout seul chez vous, il peut par exemple quitter sa station de recharge de manière autonome pour rejoindre votre chambre à 7h du matin et vous passez une jolie musique, explique-t-il avant d'ajouter : Quand vous êtes réveillés, il peut vous montrer de manière autonome quelles sont les conditions de trafic dans votre ville en les projettant sur le plafond.' Avis aux amateurs d'objets connectés, toujours plus performants et toujours plus nombreux. Jeremy Wilks avec Stéphanie Lafourcatère

Nao le robot qui aide les enfants à mieux gérer leur diabète

Aux Pays-Bas, nous avons vu comment un robot et des applications développés dans le cadre d'un projet de recherche européen peuvent aider les enfants atteints de diabète de type 1 à mieux comprendre leurs symptômes et à prendre les décisions bénéfiques à leur santé au quotidien. 'Faire face au diabète est un défi de taille pour les enfants et adolescents malades, nous rappelle notre reporter Denis Loctier. Leur santé dépend de décisions qu'ils prennent tout au long de la journée : les assistants électroniques peuvent-ils les aider ?' s'interroge-t-il. Près d'Amsterdam, dans la famille Geurts, la fille de 11 ans, Tatum, et le fils de 13 ans, Arjan, sont atteints de diabète de type 1. 'L'école est à une demi-heure à vélo, explique leur mère Ilona. Donc tous les matins, ils doivent penser à ce qu'ils vont manger dans la journée et à la quantité d'insuline qu'il leur faudra, indique-t-elle avant d'ajouter : Ils doivent avoir cela en tête tout au long de la journée pour être sûrs qu'ils pourront rentrer sans encombre et que leur niveau de sucre dans le sang ne chutera pas sur le trajet du retour.' Glycemic Index Ideal Plate Infographic https://t.co/nh5WGHRgeT pic.twitter.com/rXdzpMsPHZ- A Health Blog (@AHealthBlog) 19 janvier 2017 Apprendre en s'amusant Tatum et Arjan participent à un projet de recherche européen baptisé PAL (pour 'Assistant personnel pour un mode de vie sain') qui propose des outils électroniques pour les enfants diabétiques. Des applications sur tablette par exemple leur apprennent à bien se nourrir, à calculer leur prise de glucides et à noter leurs activités. Plus besoin de lire des livres sur la santé ! 'Les enfants n'aiment plus trop lire aujourd'hui, ils préfèrent jouer avec leur smartphone !' estime Tatum. Son frère renchérit : 'Oui, les livres, c'est un peu ennuyeux ; les tablettes, c'est beaucoup plus amusant !' Trois hôpitaux comme le centre médical Meander et deux organisations dédiées au diabète en Italie et aux Pays-Bas participent à ce projet qui met aussi à disposition des enfants dont Tatum et Arjan, un robot lors de leurs rendez-vous médicaux. Nao - c'est le nom du modèle - peut devenir pour eux, un ami. Il joue comme un humain. This robot helps kids with diabetes. Can kid-friendly hospitals foster healthier lifestyles? My #Futuris this March pic.twitter.com/c6yVUiljOA- Denis Loctier (@loctier) 10 février 2017 Humaniser les robots 'Il y a une tendance actuelle à humaniser les robots, souligne Rosemarijn Looije, coordinatrice du projet PAL et spécialiste en interface homme-machine. Cela nous permet de mieux créer le lien entre les enfants et le robot, cela augmente leur implication,' assure-t-elle. Les médecins peuvent programmer le robot pour fixer des objectifs adaptés à chaque enfant. La finalité est pédagogique, mais pas seulement : l'idée, c'est que grâce à lui, les jeunes patients aient davantage envie de venir en consultation. Ce que confirme Roos Nuboer, diabétologue en pédiatrie au centre médical Meander : 'Les enfants l'adorent, dit-elle. En général, ils n'aiment pas venir à l'hôpital, ils préfèrent jouer avec leurs copains, mais grâce au robot, ils veulent venir, ils font des selfies avec lui et ils montrent à leurs amis que le diabète n'est pas qu'un fardeau à porter,' précise-t-elle. Le robot ne formule aucune prescription médicale, il aide l'enfant à mieux comprendre ses symptômes. Dans l'un des exercices, le patient doit décider ce qu'il va faire dans certaines situations comme ce qu'il va manger à un goûter d'anniversaire. Il est censé choisir l'option la plus saine. Puis les rôles s'inversent, c'est au robot de trouver la bonne réponse. Hi there! here it is a new post published on the Blog of the European Commission #pal4uproject #diabetes EU_eHealth https://t.co/GvlGmVsHKN- PAL4Uproject (PAL4Uproject) 18 août 2016 Il peut 'reconnaître les émotions de l'enfant' 'Pour ce projet, nous avions besoin d'un robot capable de reconnaître les émotions de l'enfant, de formuler une phrase, de sélectionner des questions, nous avons dû créer tout cela, raconte Bert Bierman, ingénieur robotique chez Produxi. Et les illustrations sur la tablette que nous avons développées, poursuit-il, sont aussi très importantes.' Les chercheurs qui prévoient de développer leur système en mettant en réseau robots et tablettes ont veillé à ce que les données de chaque patient ne soient pas communiquées à des tiers. 'Bien sûr, une très forte hypo- ou hyperglycémie doit être communiquée aux parents, mais l'enfant doit pouvoir contrôler les informations qu'il veut partager,' estime Rosemarijn Looije, coordinatrice du projet PAL. D'après les pédiatres participants, 'un enfant malade et sa famille pensent au diabète toutes les dix ou quinze minutes'. Raison de plus pour qu'ils se changent les idées comme lorsque le robot Nao propose aux jeunes patients de danser avec lui dans les couloirs du centre médical. Denis Loctier avec Stéphanie Lafourcatère

Moustiques OGM contre virus Zika

Des moustiques génétiquement modifiés pour lutter contre l'épidémie de Zika. C'est ce que vient d'annoncer une étude brésilienne . Les moustiques ont été infectés en laboratoire par une bactérie qui s'appelle Wolbachia et qui pourrait bloquer leur capacité à transmettre le virus. Luciano Moreira, chercheur à la fondation Oswaldo Cruz : 'Ce que nous pourrions faire c'est de relâcher des moustiques porteur de Wolbachia pour remplacer les populations de moustiques dans des zones determinées, ou même dans une ville et ensuite être capable de bloquer la transmission de la maladie. Ainsi on a découvert que la Wolbachia dans les Aedes aegypti peut bloquer la dengue mais aussi le virus chickungunya, la fièvre jaune et désormais on a aussi trouvé que c'était positif pour bloquer le virus du Zika.' De fait cette bactérie avait été développée pour éradiquer la dengue par une ONG australienne à propos dénommée 'Eliminate Dengue'. Les chercheurs brésiliens ont nourri les insectes avec du sang humain infectés par deux types récents de virus Zika présents au Brésil. Professor Scott O'Neill, de l'université de Monash dirige le programme 'Eliminate Dengue' : 'Certaines personnes se trompent en pensant que nous allons devoir faire une injection dans les oeufs chaque fois que nous allons relâcher quelque chose dans l'environnement. Mais ce n'est pas le cas. Il suffit juste de le faire une fois. Et c'était en fait très difficile à réaliser mais maintenant nous avons réussi à le faire. De plus produire ces larves et les relâcher est très peu onéreux.' Le Brésil est un des pays où l'on compte le plus de naissance de bébés atteints de microcéphalie, du fait de l'infection de mère par le Zika durant sa grossesse. L''OMS':http://www.who.int/emergencies/zika-virus/articles/one-year-outbreak/en/ a expliqué que l'on peut faire un lien entre le virus Zika et cette rare maladie. La Pan American Health Organisation , qui fait partie de l'OMS a indiqué que le virus pourrait toucher 500 millions de personnes. Le Dr. Anthony Fauci, Director, du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) : 'On est pratiquement sûrs qu'il y aura un lourd fardeau économique et sanitaire à porter si de nombreux bébés naissent avec des microcéphalies et d'autres maladies congénitales. Les estimations de traitements sur une durée de vie pour un enfant ainsi atteint peuvent aller d'un à plusieurs millions de dollars.' Pour apporter la preuve de l'efficacité, ou non, du vaccin il faudra deux facteurs. Le premier porte directement sur son efficacité et le deuxième sur le taux d'infection dans une communauté. A l'heure actuelle on recense 23 projets d'études sur un vaccin. Et ce dans le monde entier. Mais cela pourrait prendre du temps avant d'avoir la certitude de disposer de la parade face au virus. Dr. Anthony Fauci : 'Si au début de 2017, on se retrouve toujours avec d'importantes épidémies en Amérique du sud et dans les Caraïbes, alors on saura que notre action aura été efficace. Mais d'ici une année. Si l'infection baisse comme cela a été le cas pour Ebola en Afrique occidentale alors il nous faudrait trois ans pour montrer que cela fonctionne, ou non...' L'organisation des Jeux Olympiques à Rio participe de l'inquiétude suscitée par cette épidémie. L'Organisation de santé pan américaine s'attend à voir voyager 14 millions de personnes du sud du continent vers le nord pour suivre les jeux qui vont commencer le 5 août.

Grande-Bretagne : dépister l’autisme dès six mois

Diagnostiquer dès le plus jeune âge les troubles du comportement tels que l'autisme ou l'hyperactivité avec déficit de l'attention, c'est la mission endossée par des chercheurs de l'Université de Birkbeck à Londres. Au sein du Baby Lab, comprenez le laboratoire pour bébé, ils travaillent à la mise au point d'un test de dépistage pour les bébés de six à dix mois, basé non plus sur le comportement mais sur l'activité cérébrale. Des capteurs sont placés sur le crâne du bébé alors qu'on lui montre des visages qui le regardent puis se détournent alternativement. ' Nous avons choisi les objets les plus importants dans l'environnement d'un bébé, à savoir les visages. Ils se familiarisent très rapidement avec le visage de leur mère. Le regard, le moment où quelqu'un les regarde, est aussi très important. Quand on les regarde, cela signifie qu'on veut interagir avec eux. Quand on détourne le regard, on peut vouloir attirer leur attention sur ce qu'ils peuvent apprendre de l'environnement. Un enfant qui ne développera pas d'autisme fera la différence entre quelqu'un qui les regarde ou détourne le regard, parce que cela signifie des choses différentes. Les enfants autistes ne font pas la différence,' explique Teodora Gliga, directrice du programme de recherche. Les chercheurs ont ainsi remarqué que chez les sujets qui se révèlent autistes plus tard, l'activité cérébrale à six mois est moindre en réponse aux mouvements des yeux. Si cette découverte permet de dépister l'autisme. les chercheurs ne sont pas encore certains que le test mis au point permette de diagnostiquer l'hyperactivité chez les bébés. Derrière ce test, il y a la conviction que repérer les signes précurseurs de ces troubles permet d'intervenir plus tôt et de façon plus efficace pour améliorer la qualité de vie de l'enfant comme de sa famille.