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Les Pharmaciens

Ils peuvent, depuis le mois de juin 1999, dispenser au patient un générique à la place du médicament " princeps " prescrit par le médecin. C’est ce que l’on appelle le droit de substitution des pharmaciens.

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Ces derniers doivent alors veiller à bien informer le patient sur le produit générique (nom, mode d’administration ... ) auquel il est certainement moins habitué.

Mais il faut bien savoir qu’avec un médicament moins cher, le bénéfice du pharmacien se trouve réduit d’autant. Il fallait donc inventer un moyen d’inciter le pharmacien à jouer le jeu de la substitution. Un protocole d’accord a donc été signé entre l’Etat et les pharmaciens, leur offrant une rémunération spéciale associée à la vente d’un médicament générique. En contrepartie de cette rémunération, ils s’engagent sur un an à remplacer au moins 35 % des médicaments substituables par des génériques.

L’industrie pharmaceutique

Les génériques ne sont pas, loin s’en faut, le veau d’or de l’industrie pharmaceutique. Mais cela ne l’empêche pas de soutenir le développement de ce marché. Divers laboratoires ont du reste développé des unités spéciales de production de génériques. Ce qui, en contrepartie, ne peut que disposer favorablement les diverses instances qui définissent le prix des médicaments dits " innovants ", à forte marge de rentabilité.

Les médecins

Les médecins sont invités à prescrire plus systématiquement des génériques.

Les praticiens qui ont choisi l’option " médecin référent " s’engagent à prescrire 15 % de médicaments génériques sur le total de leurs prescriptions.

Ils ont également la possibilité de s’opposer au droit de substitution du pharmacien en apportant la mention NS (= non substituable) sur l’ordonnance, en face du médicament qu’ils ne souhaitent pas voir substituer.

Les génériques, prônés par le secrétariat d’Etat à la santé dans une optique de maîtrise des dépenses de santé, vont devenir de plus en plus présents dans la pharmacie familiale.

Le patient sera amené à en consommer de plus en plus. Pour lui rien ne change puisque la qualité et l’efficacité de ces produits sont équivalentes. Lui aussi réalisera une économie car ils sont meilleur marché. De nouveaux réflexes doivent donc être adoptés en matière de consommation de médicaments.

Pour toute question inhérente aux médicaments génériques, le pharmacien tient un rôle essentiel de conseil et d’information. N’hésitez donc pas à le questionner en cas de doute.

9 septembre 1999 Béril Kaya.

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