© jupiterimagesNom commercial : ESTRADERM COMPRIMES

Dénomination commune internationale (DCI) : estradiol

Présentation : Plaquette comprenant 28 comprimés de 1,5 mg.

Indications : - Correction de la carence en oestrogènes de la femme ménopausée ou ayant subi une ablation chirurgicale des ovaires ou avec certains troubles endocriniens (hormones).Les signes de carence œstrogénique sont : bouffées de chaleur, signes génito-urinaires comme la sécheresse vaginale, les douleurs pendant les rapports sexuels, l’incontinence urinaire...., les troubles psychiques (troubles du sommeil et de l’humeur, fatigue..) dans un contexte compatible.EN ASSOCIATION avec un dérivé de la progestérone qui permet de proposer un traitement complet en une seule prise.- Prévention de l’ostéoporose (fragilité osseuse) post-ménopausique pour certaines femmes.

Posologie : 1 comprimé par jour pendant 21 jours puis arrêt de 7 jours puis nouvelle plaquette.Si on prend le premier comprimé de la première plaquette un lundi par exemple, il faudra toujours reprendre le premier comprimé de chaque plaquette un lundi 28 jours plus tard.Prendre à heure relativement fixe, le matin ou le soir par exemple.Dans le cadre du traitement des symptômes de la ménopause, la dose minimale efficace doit être utilisée pendant la plus courte durée possible.

Modalités d’administration :VOIE ORALE.Il faut associer à ce traitement un traitement par analogues de la progestérone au moins 12 jours pas mois (sauf en cas d’hystérectomie = ablation chirurgicale de l’utérus).

En cas d’oubli :Prendre la dose prescrite par votre médecin le plus rapidement possible après l’oubli sans dépasser la dose prescrite. Bien respecter la dose prescrite et le calendrier d’administration.EN CAS DE DOUTE, CONTACTER VOTRE MÉDECIN.

Surdosage :Contacter rapidement votre médecin.

Arrêt du traitement :Ne jamais arrêter sans avis médical.Ne pas arrêter en cours d’un cycle de 4 semaines et attendre la fin de celui-ci.Risque de perturbations du cycle et de réapparition de signes comme les bouffées de chaleur, la tension des seins, l’absence de règles.....

En cas de grossesse :CONTRE INDIQUE.- En cas d’allaitement : contre-indiqué.

Cas particulier : - Enfant : NON INDIQUE.

Précautions d’emploi :- Ce traitement ne doit être instauré que si les troubles sont perçus par la patiente comme altérant sa qualité de vie.L’oestrogénothérapie percutanée (crème) ou par voie nasale est préférable.- Contre-indiqué en cas d’antécédent personnel ou familial de cancer du sein ou de l’endomètre, antécédent personnel de maladie thrombo-embolique (obstruction de vaisseaux comme les phlébites, les embolies pulmonaires, les infarctus du cœur, les accidents cérébraux....), d’atteinte hépatique sévère.Prudence en cas d’obésité, de diabète compliqué, de trouble du cholestérol, d’hypertension artérielle, d’endométriose, de fibrome utérin...- Un bilan préalable puis annuel est souhaitable : examen clinique dont l’examen des seins, frottis cervico-vaginal voire endométrial dans certains cas après 40 ans, prise de sang (sucre, graisses).Une mammographie tous les 2 à 3 ans est souhaitable.- Le traitement par oestrogènes sera administré 3 semaines sur 4 en association AVEC UN DERIVE DE LA PROGESTERONE au moins 12 jours par mois, le choix et le calendrier d’administration étant laissé à votre médecin, de nombreux produits étant disponibles actuellement : ne pas administrer le traitement par oestrogènes seul.- Une adaptation des doses par votre médecin est parfois nécessaire et sera guidée par la seule clinique. Les signes de carence en œstrogènes encore présents (bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, fatigue, tendance dépressive...) feront par exemple augmenter la dose. Des signes comme la tension des seins ou la présence de petites boules dans les seins, la nervosité, l’anxiété et l’agressivité, la feront probablement diminuer.- Il faut interrompre le traitement en cas d’effet indésirable grave, en cas d’immobilisation prolongée (par exemple en cas de plâtre ou de longue maladie obligeant à garder le lit), et 1 mois avant une intervention chirurgicale programmée.

Interactions médicamenteuses :Attention ! Elles sont nombreuses. Les principales sont :- ASSOCIATIONS DÉCONSEILLÉES : rifampicine (RIFADINE, RIFATER...), barbituriques, TEGRETOL, DI-HYDAN, MYDOLINE, FULCINE forte, GRISEFULIN- ASSOCIATIONS À UTILISER AVEC PRÉCAUTIONS : QUESTRAN (respecter un délai d’au moins 3 heures entre la prise de ces deux médicaments), LANZOR et OGAST, CICLOSPORINE.

Effets secondaires :- En cas de sous dosage : signes de carence oestrogénique (ou hypoestrogénie) : bouffées de chaleur, les troubles psychiques comme fatigue, troubles du sommeil, les troubles génito-urinaires locaux comme la sécheresse vaginale, les douleurs pendant les rapports sexuels, l’incontinence urinaire....- En cas de surdosage : signes d’excès en oestrogènes sont au contraire : tension des seins, gonflement du bas ventre, règles trop abondantes, pertes vaginales, nausées, nervosité, irritabilité, agressivité, maux de tête, prise de poidsIl y a sur ou sous dosage quand il y a trop ou pas assez d’hormones. Une adaptation des doses est facile.- Parfois éruptions cutanées du visage, saignements entre les règles, absence de règles à l’arrêt de ce traitement en cas de cycle artificiel.- Effets indésirables graves nécessitant l’arrêt de ce traitement : accident cardio vasculaire ou thrombo embolique (infarctus, phlébite, embolie pulmonaire, attaque....), boules grosses et douloureuses au niveau des seins, tumeur cancéreuse du sein ou de l’utérus, écoulement de lait par les seins spontané ou provoqué à la palpation (galactorrhée), tumeur non cancéreuse du foie (adénome), ictère cholestatique (coloration jaune de la peau par atteinte du foie).

Principe d’action :L’oestrogène contenu dans ce médicament est l’hormone naturellement secrétée par l’ovaire chez la femme en activité génitale.Ce médicament permet un traitement de la ménopause : il assure une substitution de cette hormone qui n’est plus sécrétée par les ovaires après la ménopause.Un autre traitement devra venir supplémenter la carence en progestérone.Il s’agit d’un traitement ayant des bénéfices sur les symptômes d’hypooestrogénie (bouffée de chaleur, sécheresse vaginale) et diminuant le risque d’ostéoporose (fragilité osseuse) après la ménopause. Par contre, il augmente les risques thrombo-emboliques et du cancer du sein. Votre médecin, en fonction de votre histoire médicale, recherchera les bénéfices et les risques d’un tel traitement et vous le proposera ou non en fonction de ceux-ci.

Délivrance :Sur ordonnance.Août 2006.Actualisé le 14 mars 2008 par le Dr Jean-Pierre Rageau.

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