Publicité
Publicité

L’absence de sélection naturelle du spermatozoïde par l’ovocyte, la possibilité d’anomalies génétique du spermatozoïde choisi, l’effraction de l’ovocyte ... font qu’on se demande si l’enfant n’est pas exposé à des problèmes de santé d’autant que certaines études ont montré des anomalies du développement. Pour éclaircir cette question, le Dr A.G. Sutcliffe de la Royal Free and University College Medical School à Londres a suivi jusqu’à un âge moyen de 17 mois, 208 enfants conçus par ICSI et 221 enfants conçus normalement au Royaume-Uni.

Alors qu’un taux plus élevé de césariennes (35% contre 24%) et un poids de naissance moyen plus faible (3,163g contre 3,341g) ont été mis en évidence chez les enfants nés par ICSI, les chercheurs n’ont observé aucune différence quant au développement mental global, objectif initial de l’étude.
Autre résultat rassurant, les taux d’anomalies congénitales majeures étaient comparables dans les deux groupes ; 4,8% contre 4,5%. En revanche, les taux d’anomalies mineures étaient plus élevés : 10 ,6% contre 6,3%. En ligne de mire, le système génito-urinaire, en particulier lorsque la cause de l’infertilité masculine était une oligospermie, autrement dit due à une trop faible quantité de spermatozoïdes.
Ce point mérite selon les chercheurs britanniques une attention particulière d’autant qu’une étude précédente, précisent t-ils avaient constaté chez les enfants nés par ICSI une augmentation d’hyspadias, une malformation congénitale dans laquelle l’orifice externe de l’urètre est situé sur la face interne de la verge. Quoi qu’il en soit des études sur de plus vastes échantillons d’enfants et avec des périodes de suivi plus longues sont nécessaires, reconnaissent les spécialistes.

Publicité

Contenus sponsorisés

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité