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Depuis la loi Veil de 1975, l’interruption de grossesse est légale, très cadrée dans ces obligations et remboursée. Cette loi, sans faire accroître le nombre d’avortement, a permis par la médicalisation du recours, une chute spectaculaire des complications liées à la clandestinité. Malgré le développement de la contraception, leur taux n’a pas diminué et 200.000 IVG sont pratiquées en France chaque année.

Un médecin n’est jamais tenu de donner suite à une demande d’IVG, mais doit informer la patiente de son refus dés la 1ere consultation.

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Actuellement, selon le terme, l’interruption de grossesse peut être faite chirurgicalement ou de façon médicamenteuse.

Question : Quelles sont les obligations légales ?

Réponse :

La grossesse ne doit pas avoir dépassée le terme de 14 semaines d’aménorrhée c’est à dire 12 semaines de grossesse. L’ accord parental actuellement obligatoire pour les mineures, pourrait également être supprimé, l’accompagnement pouvant être fait par une personne majeure au choix de l’intéressée.

Deux consultations médicales à une semaine d’intervalle sont prévues pour vous assurer un délai minimum de réflexion ? La 1 ère consultation chez votre gynécologue habituel, ? La 2ème consultation chez le praticien qui réalisera l’acte et à qui vous ferez une confirmation écrite de votre décision.

Un entretien social est obligatoire au moins deux jours avant l’acte chirurgical, auprès d’un établissement de conseil familial (Centre de Planification, par ex.). Une attestation est fournie. La femme concernée doit également fournir une demande écrite confirmant sa volonté d’interruption de grossesse.

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

Question : Dans quels cas peut-on envisager l’interruption médicamenteuse ?

Réponse :

Plus communément appelée " pilule abortive ", le RU 486 peut être utilisé chez les femmes de moins de 35 ans, dont la date des dernières règles remonte à moins de 49 jours, non fumeuses et ne souffrant pas d’insuffisance respiratoire (asthme par exemple) ou cardiaque.

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

Question : En quoi consiste cette pilule abortive ?

Réponse :

En milieu hospitalier, 3 comprimés de RU 486 sont délivrés à la patiente qui peut ensuite regagner son domicile. Elle se présente à nouveau dans les mêmes lieux 36 à 48 heures plus tard et prend alors 2 comprimés de " prostaglandines ". Ce produit provoque des contractions utérines, des saignements, et l’expulsion de l’œuf. La femme repart lorsque l’expulsion s’est produite, et de toute façon après 4heures maximum.

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

Question : La pilule abortive est-elle toujours efficace ?

Réponse :

Dans 97% des cas, tout se passe comme prévu : la grossesse est interrompue puis expulsée. Une échographie confirme 10jours plus tard que l’utérus est vide. Dans 3% des cas, l’expulsion ne se fait pas ou de manière incomplète malgré un délai d’attente maximum de 10jours. L’acte chirurgical est alors obligatoire et la femme ne peut plus changer d’avis car le produit administré est toxique pour l’embryon.

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

Question : Dans quel cas doit-on envisager l’acte chirurgical ?

Réponse :

Dans tous les autres cas : délais dépassés pour l’interruption médicamenteuse ou contre indications médicales.

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

Question : En pratique, comment se passe cette IVG classique, chirurgicale ?

Réponse :

Vous serez hospitalisée soit la veille au soir, soit le matin même de l’intervention. L’acte se pratique sous anesthésie générale ou anesthésie locale et il consiste en une aspiration de l’ oeuf Vous ressortirez le soir même et du fait de l’anesthésie, il est préférable que l’on vienne vous rechercher. Il n’est pas prévu d’arrêt de travail dans les suites.

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

Question : Y a-t-il des risques à cette intervention ?

Réponse :

Il s’agit d’un acte chirurgical à part entière et il comporte donc nécessairement les mêmes risques liés d’une part à l’anesthésie, d’autre part à la méthode, ainsi que des risques spécifiques à l’I.V.G. ; mais l’amélioration des techniques et l’expérience des médecins rendent exceptionnelles les complications majeures.

Question : Quel est le coût de l’IVG ?

Réponse :

L’interruption volontaire de grossesse est un acte pris en charge par la Sécurité Sociale et il est strictement tarifé : 1 397,37 Frs (tarif 1999).

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

Question : Dans quel délai puis-je reprendre une contraception ?

Réponse :

En général, on pourra vous prescrire une contraception orale dès le lendemain de l’intervention. Outre son rôle contraceptif, elle aidera à la reconstitution de votre muqueuse utérine après l’aspiration.

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

Question : Dois-je consulter dans les suites ?

Réponse :

Dans tous les cas, une consultation systématique est conseillée dans les 15 jours qui suivent auprès de votre médecin habituel, pour d’une part un examen clinique de contrôle et d’autre part une prise en charge de votre contraception ultérieure. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à consulter en cas de douleur, fièvre ou pertes anormales dans les suites immédiates.

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Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

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