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Le lait maternel possède un facteur immunitaire reconnu. Ce système de protection est dû aux éléments qu’il contient. D’abord des protéines : l’une d’entre elles, la lactotransferrine, fixe le fer sur des sites spécifiques ce qui empêche la croissance et la multiplication des bactéries ; des composants cellulaires ensuite : les macrophages et les lymphocytes, également doués de propriétés anti-infectieuses ; des immunoglobulines (ou anticorps) enfin : leur concentration atteint le premier jour des chiffres élevés (50 mg/ml) puis diminue rapidement les jours suivants pour se stabiliser à environ 0,3 mg/ml après deux ou trois semaines. L’augmentation de la sécrétion lactée compense en partie cette diminution, si bien que la quantité d’anticorps reste élevée et constante tout au long de l’allaitement.

Le lait des premiers jours joue dans la protection immunitaire un rôle essentiel. En effet, c’est un véritable concentré d’anticorps qui tapissent en quelques jours toutes les muqueuses de la bouche et du tube digestif. Le lait des jours suivants a tout autant d’importance. En effet, le sucre qu’il contient, le gynolactose, est essentiel dans le développement de la flore microbienne de fermentation qui s’oppose à la prolifération de la flore en putréfaction due à la digestion. On en comprend toute l’importance.

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Le lait maternel a une vertu qu’aucun autre lait ne pourra jamais avoir, son facteur immunitaire. Un véritable bouclier contre les microbes. En effet, ce système de protection s’appuie sur des cellules spécifiques qui fonctionnent avec certaines protéines. Leur coordination est si bien faite qu’elle peut augmenter le taux des anticorps (les soldats de l’organisme) pour lutter contre l’apparition des maladies contagieuses. Certains chercheurs affirment même que ce taux est prémonitoire et qu’il augmente avant le déclenchement de la maladie.

Le professeur écossais Peter Howie a particulièrement étudié le rôle de l’allaitement maternel dans la prévention des infections. Ses conclusions sont claires : le lait de la mère est un excellent protecteur contre les infections gastro-intestinales au cours de la première année, si les bébés sont nourris au moins treize semaines. S’ils ne bénéficient pas de cette durée, ils ne sont protégés qu’au cours de la période d’allaitement.

En revanche, le lait maternel semble beaucoup moins efficace contre les infections respiratoires qui ne seraient qu’en légère diminution chez les enfants nourris au sein.

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