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Questions de patientes

Question : On vient de découvrir que j’avais un éperon utérin de deux centimètres après deux grossesses non évolutives. Je vais donc devoir être opérée et je désire savoir comment l’opération va se dérouler et quelles seront ensuite mes chances de mener une grossesse à terme (je n’ai pas d’enfant pour l’instant).

Réponse : Il est probable que l’intervention qui va vous être proposée soit une hystéroscopie opératoire. Cette intervention consiste, sous anesthésie générale, à introduire dans l’utérus un instrument opératoire muni d’une caméra afin de procéder à la section de la cloison utérine. Cette intervention n’est d’une façon générale pas proposée d’emblée lors du diagnostic de la cloison mais souvent après une ou deux fausses couches. En effet on estime dans ce cas qu’il y a une relation de cause à effet entre la cloison et l’interruption spontanée de la grossesse.
Le plus souvent cette intervention peut être proposée en chirurgie ambulatoire (c’est-à-dire entrée le matin et sortie le soir) ; certaines équipes préfèrent hospitaliser leurs patientes 24 heures.

Dans des mains habituées, les complications opératoires de cette intervention sont rares ; les suites opératoires sont simples avec quelques saignements utérins dans les jours qui suivent l’intervention ; l’infection et la douleur sont très rares. Il n’y a pas de cicatrice sur la peau. Les chances de grossesse ensuite sont importantes et l’évolution de ces grossesses, si la cloison a été traitée en totalité, est excellente.

Dr Philippe Landowski - Mise à jour : janvier 2001

L’hystéroscopie en consultation

Qu’est-ce qu’une hystéroscopie ?

L’hystéroscopie est la vision directe de l’intérieur de l’utérus après introduction d’un dispositif optique dans la cavité. Cette fibre optique peut être reliée à une caméra qui permet alors de projeter les images sur un écran.

Une fois le fibroscope introduit, de l’eau (sérum physiologique) ou du gaz à petit débit sont injectés pour distendre la cavité et avoir une meilleure visibilité.

L’instrument utilisé (hystéroscope) peut être souple (pour le sérum physiologique) ou rigide (pour le gaz).

Dans quels cas prescrit-on cet examen ?

L’ hystéroscopie en consultation permet le diagnostic de pathologies de l’utérus.

L’apparition de saignements anormaux, en dehors de période de règles par exemple, ou après la ménopause, nécessite que l’on en recherche la cause. L’hystéroscopie permettra alors une analyse facile, fiable et rapide de la paroi qui tapisse l’intérieur de l’utérus (muqueuse) à la recherche de fibromes, polypes, cancers, et muqueuse trop épaisse.

Parfois, l’hystéroscopie viendra aider à mieux comprendre certaines images anormales de la radiographie de l’utérus (hystérographie). Elle peut également être utile dans le diagnostic de malformations utérines.

Quel est l’intérêt de cet examen ?

Cet examen permet une analyse aisée, rapide, indolore et fiable de l’utérus. Dans ce but diagnostic, l’hystéroscopie se fait en consultation et ne nécessite aucune préparation de la patiente.
Il a aussi ses limites : il ne permet ni l’étude des trompes, ni celle des ovaires.

Sous contrôle de la vue, des prélèvements pourront être faits sur des zones attirant l’attention pour en faire un diagnostic précis.

En cas de nécessité d’acte opératoire, celui-ci pourra souvent se faire ultérieurement sous anesthésie générale par hystéroscopie chirurgicale. Certains fibromes par exemple pourront ainsi être réséqués sans ouverture de la paroi abdominale et utérine.

Existe-t-il des complications possibles ?

Comme lors de chaque acte nécessitant une pénétration dans l’utérus, il faut être certain que la patiente ne soit pas enceinte au moment de l’examen, avoir éliminé une infection en cours pouvant être aggravée par l’examen.

Dans certains cas, une consultation d’anesthésie est nécessaire.

Dr Nataf-Maurin - Mise à jour : janvier 2001

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