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« A partir de 35 ans, les femmes ont plus de risques de mettre au monde un enfant avec des anomalies chromosomiques » reconnaît le Dr Sylvain Mimoun, andrologue et gynécologue à Paris. L’anomalie la plus connue est la trisomie 21 (ou syndrome de Down) qui bénéficie aujourd’hui d’un dépistage systématique à partir de 35 ans mais d’autres anomalies sont possibles aussi.

Un grand nombre de ces anomalies conduisent spontanément à des fausses-couches. Pour les enfants nés d’une mère de plus de 40 ans, les risques de prématurité sont accrus ainsi que ceux de petit poids (hypotrophie), ou de mort in utéro ou à la naissance.

Mais d’autres risques sont encourus par la future mère candidate à une grossesse tardive : augmentation du risque d’hypertension artérielle durant la grossesse, de survenue d’un diabète, d’hématome au niveau du placenta et de placenta mal placé à l’intérieur de l’utérus (placenta praevia).

La mortalité maternelle augmente aussi significativement passant de 6,1 décès pour 100 000 naissances entre 25 et 29 ans à 37 pour 100 000 naissances après 40 ans. Cette augmentation de la mortalité maternelle est liée, en partie, à la moins bonne qualité du système cardio-vasculaire et à une fragilisation de l’utérus et des vaisseaux après 40 ans.

Mais même chez les plus jeunes, toute grossesse comporte des risques. Aussi une bonne hygiène de vie, un dépistage des anomalies chromosomiques, une surveillance médicale régulière de la grossesse et de la future maman doivent permettre aujourd’hui, dans la majorité des cas, de mener à bien cette grossesse.

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