Désir de grossesse

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Vous êtes encore sous pilule mais vous prévoyez une grossesse. Comment va se faire le passage de cette stérilité temporaire dûe à la contraception à un état de fécondité où une grossesse est possible ? Medisite vous accompagne.

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Quand arrêter la pilule avant d’être enceinte ?

Votre pilule agit sur l’hypophyse, une petite glande dans la boîte crânienne, pour supprimer l’ordre habituellement donné aux ovaires de fournir la cellule féminine nécessaire à la formation d’un œuf : l’ovule.

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Le fait d’arrêter la pilule libère ce freinage et ces retentissements. Petit à petit, les ovaires "se réveillent", reprenant leur fonction jusqu’à leur terme : l’ovulation. Parallèlement dans l’utérus, la muqueuse qui le tapisse peut reprendre la croissance en vue d’une nidation prochaine.

Ces mécanismes de reprise nécessitent un temps plus ou moins long selon les femmes : quelques heures d’oubli de pilule peuvent aboutir à une grossesse chez certaines et de nombreux mois peuvent être nécessaires chez d’autres.

Est-il dangereux de démarrer une grossesse dés l’arrêt de la pilule ?

Souvent, votre gynécologue vous conseillera d’attendre un à trois mois avant de tenter une grossesse. Le but est simplement de permettre une meilleure reprise de l’ovulation et une meilleure qualité de la muqueuse dans laquelle se fera la nidation de l’œuf.

Par ailleurs, il n’existe ni grossesses multiples, ni malformations fœtales à un taux supérieur dans ce cas.

Mes cycles et mes règles peuvent-ils être perturbés ?

La levée du freinage ovarien va permettre aux ovaires de retrouver leur fonction de base : permettre l’ovulation par le biais la fabrication les 2 hormones féminines : les oestrogènes avant l’ovulation, et oestrogènes et progestérone après l’ovulation.

Plusieurs cas de figures peuvent se présenter selon la vitesse de reprise de leur fonctionnement :

- Ils sont insensibles au réveil : Aucune hormone ne reprenant leur synthèse, il n’y aura pas de règles pour une période variable. Il s’agira le plus souvent d’un phénomène passager, spontanément résolutif.

- Ils se réveillent doucement, ne fabriquant d’abord que des oestrogènes sans parvenir à l’ovulation donc sans production de progestérone. Sachant que les règles surviennent soit 14j après l’ovulation, soit lors d’une variation imprévue du taux d’hormones circulantes même sans ovulation, il est facile de comprendre que dans ce cas, les règles pourront survenir de façon irrégulières et imprévisibles, en avance ou retard, et sans signifier qu’il y aura eu ovulation !

- Ils se réveillent d’emblée ou après en temps de latence, pour atteindre leur fonctionnement optimal : les règles surviendront chaque mois, 14jours après l’ovulation, et leur rythme ne sera fonction que du temps nécessaire à l’élaboration de l’ovule.

En conclusion, dans les mois qui suivent l’arrêt de la pilule, tout peut se voir : retour des cycles réguliers, période d’aménorrhée (absence de règles) plus ou moins longues.

Quand commencer à s’inquiéter si la grossesse ne survient pas ?

La pilule ne détériore pas les ovaires ni aucun autre organe. Vous retrouverez dans un temps variable les ovaires que vous aviez avant de démarrer votre contraception, avec un fonctionnement parfait ou insuffisant, selon ce qu’il était déjà.

Théoriquement, dans les 2 premières années de tentative, une femme a autant de chance d’être enceinte spontanément que si elle a recours à une aide médicale.

En pratique, il est difficile pour un médecin, devant l’inquiétude ou l’impatience du couple, de ne pas intervenir avant 2 ans.

Souvent l’aide apportée peut consister en de simples explications, une mise en confiance sur la normalité de la situation : Seulement 50% des femmes, en dehors de tout problème, sont enceintes au bout de 6 mois.

S’il semble que le problème soit une difficulté de reprise de fonctionnement ovarien après arrêt pilule, une aide médicale d’induction d’ovulation pourra être pratiquée après un délai de patience suffisant.

Parfois, c’est le médecin qui jugera de la nécessité d’intervenir plus rapidement : les femmes plus âgées voient leur fertilité diminuée et l’on n’attendra pas autant chez une femme de 38 ans, que chez celle qui n’a que 20 ans.

Ailleurs, selon le contexte, une pathologie peut être suspectée par le médecin qui demandera d’emblée les explorations permettant de confirmer ou infirmer ses craintes.

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