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Tout d’abord, toutes les mesures de prévention de l’infection de la mère sont aussi, indirectement, des formes de prévention de l’infection de l’enfant : utilisation de préservatifs lors d’un rapport à risque, traitement des autres maladies sexuellement transmissibles qui favorisent l’infection par le VIH, utilisation de seringues propres, etc.

On recommande que les femmes enceintes séropositives qui ne sont pas déjà traitées pour elles-mêmes, suivent un traitement antirétroviral spécifique durant la grossesse et l’accouchement. L’enfant sera lui aussi traité dès sa naissance. Les femmes qui bénéficient d’une multithérapie efficace ne doivent rien changer à leur traitement.

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Dans les pays où elle est envisageable, et chez les femmes pour lesquelles elle est indiquée, la trithérapie ne doit être débutée qu’à la fin du premier trimestre de grossesse pour éviter les risques de toxicité fœtale. Selon le contrôle de l’infection par ce traitement, la césarienne n’est pas systématiquement réalisée. Ce sera le cas en revanche, chez les femmes dont la charge virale reste détectable malgré la trithérapie.

Les femmes chez lesquelles la trithérapie n’est pas encore indiquée pour elles-mêmes devront être traitées par la zidovudine (AZT) à partir du troisième trimestre par voie orale, puis en perfusion pendant l’accouchement.

Dans tous les cas, le nouveau-né sera traité par l’AZT durant les 6 premières semaines de vie.

L’administration brève de zidovudine à la mère durant la grossesse n’a chez elle que peu d’effet secondaire. On surveillera toutefois l’apparition d’une anémie qui sera systématiquement dépistée et traitée lors du suivi de la grossesse.

La grossesse n’aggrave pas l’évolution de la maladie liée au VIH mais plus le déficit immunitaire est intense, moins la grossesse est conseillée.

L’effet bénéfique du traitement par zidovudine de la femme enceinte puis de son bébé est tel que la suspicion de troubles liés à la toxicité fœtale de ce traitement préventif n’en a pas modifié les modalités.

A la naissance, une éventuelle contamination de l’enfant par sa mère est recherchée par un test qui évalue la quantité de virus dans le sang ; ce test est pratiqué à la naissance puis à 1 et 2 mois. Ce n’est qu’à l’âge de 2 mois que la mère peut savoir si son enfant est contaminé ou non.

En effet, chez un nouveau-né de mère séropositive, la situation sérologique est plus difficile à évaluer : en effet, la mère transmet à l’enfant ses anticorps. Les tests de dépistages classiques qui sont réalisés durant les premiers mois de vie vont être positifs alors que l’enfant n’a peut-être hérité que des anticorps de sa mère et non pas du virus lui-même. En revanche, il existe des tests spécialisés de recherche du virus qui permettent de savoir si l’enfant est porteur ou non du virus.

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