Votre taux élevé de mauvais cholestérol est-il génétique ?

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Avoir un excès de mauvais cholestérol n'est pas toujours lié à l'alimentation. Il peut aussi être génétique. On parle alors d'hypercholestérolémie famiale. Cette maladie fréquente mais sous-diagnostiquée multiplie par 13 le risque d'accidents coronariens. Voici les deux signes prédictifs.

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© FotoliaQuand on a un taux de cholestérol trop élevé, on se dit que cela vient de notre alimentation. Mais non, pas toujours. Lors d'une conférence de presse sur l' hypercholestérolémie familiale , le laboratoire Sanofi a ainsi rappelé que celle-ci est une des maladies génétiques les plus fréquentes dans le monde . Elle toucherait jusqu'à 300 000 personnes en France. Or, une enquête menée en France en 2015 a montré que seuls 32% des médecins savent différencier l'hypercholestérolémie commune et familiale et seuls 12% associent l'hypercholestérolémie familiale à un risque de maladie coronarienne 10 fois supérieur à celui de la population générale (infarctus du myocarde, AVC). Au total, 60% des médecins manquent d'informations sur cette pathologie.

Héritée du père et/ou de la mère : le cas le plus fréquent

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L'hypercholestérolémie familiale doit être suspectée dès que le taux de LDL-C est supérieur à 1,9 g/L . Elle est transmise par un des deux parents ou les deux. Elle peut prendre 2 formes : hétérozygote (héritée du père et/ou de la mère, la forme la plus commune, si un des deux parents est touché, un enfant aura 50% de risque de la développer) ou homozygote (héritée des deux parents, beaucoup plus rare, 1/1000000).

Deux signes à surveiller

Quand on souffre d'hypercholestérolémie familiale, on présente un taux très élevé de mauvais cholestérol dès la naissance et tout au long de la vie à cause d'une mutation génétique. Cette maladie entraîne un dépôt de mauvais cholestérol dans la paroi des artères ce qui multiplie par 13 le risque de maladie coronarienne, si on ne prend pas de traitement. Si la maladie reste silencieuse car asymptomatique, il existe deux signes prédictifs à surveiller en priorité pour évoque le diagnostic :

- un taux de LDL-C ("mauvais cholestérol") supérieur à 1,9g/L chez l'adulte ou supérieur à 1,6g/L chez l'enfant.

- un antécédent personnel ou familial d'accident cardiovasculaire précoce (avant 55 ans chez les hommes et avant 60 ans chez les femmes).

Un test génétique peut compléter ces examens. Un dépistage des autres membres de la famille s'impose si un de ses membres est atteint. On commencera pas doser le taux de LDL-C chez les apparentés au 1er degré du malade (frère, soeur, mère, père).

L'objectif : un taux LDL-C inférieur à 1g/L

Une fois que le diagnostic d'hypercholestérolémie familiale est établi, un traitement médicamenteux associé à des mesures hygiéno-diététiques doivent être suivis. L'objectif étant de faire baisser le taux de LDL-C en dessous de 1g/L. Pour sensibiliser le grand public à l'importance de la prise en charge en cas d'hypercholestérolémie familiale, Sanofi lance avec les associations de patients ANHET.F et Alliance du Coeur une campagne nationale de prévention et d'information. Elle sera relayée sur le site aucoeurducholesterol.fr.

Vidéo. Qu'est-ce que le cholestérol ?

Source : Et si l'excès de cholestérol était héréditaire ?, Sanofi, mars 2016.

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