C’est le seul examen qui permette de voir directement les coronaires, c’est à dire les artères du cœur, ainsi que les éventuelles lésions d’athérosclérose qui s’y sont développées.
On perfuse de l’iode, produit opaque aux rayons X, par un cathéter qui est posé au pli de l’aine sous anesthésie locale. Ensuite, on réalise des séquences de radiographie des coronaires grâce à une caméra qui tourne autour du patient, lui-même allongé sur une table d’examen.
Cet examen nécessite d’être à jeun et de rester alité 24 heures au décours. Il est contre-indiqué en cas de grossesse et nécessite certaines précautions chez les personnes allergiques et chez les insuffisants rénaux.
Une angioplastie correspond à une dilatation d’un segment d’une artère rétrécie. Dans le cas des coronaires, l’angioplastie se fait à l’aide d’un ballonnet gonflable qui en fait à une forme de cylindre mesurant 2 ou 3 millimètres de diamètre sur plusieurs millimètres de long.
Le ballonnet dégonflé est introduit dans le cathéter posé au pli de l’aine lors de la coronarographie, puis acheminé jusqu’au niveau de la lésion à l’aide d’un fil « guide ». Il est ensuite gonflé pendant 1 ou 2 minutes de façon à redonner à l’artère son calibre normal, puis est définitivement retiré. Parfois, il faut plusieurs inflations successives pour bien dilater l’artère.
De plus en plus souvent, l’angioplastie est complétée par la mise en place d’une endoprothèse, appelée « stent » en anglais. Il s’agit d’un cylindre fait de mailles métalliques qui est installé avant la dilatation sur le ballonnet dégonflé, puis qui est « impacté » contre la paroi de l’artère lors du gonflage du ballonnet.
A ce moment, les mailles de l’endoprothèse se dilatent et prennent leur forme définitive de façon à éviter que l’artère ne se referme sur elle-même. En effet, il existe un risque non négligeable de « resténose » de l’artère dilatée, due à l’apparition d’une « cicatrice » dans la paroi artérielle, secondaire au traumatisme de la dilatation.
La mise en place d’une endoprothèse réduit ce risque de resténose mais ne l’annule pas complètement. Notons que l’endoprothèse qui disparaît peu à peu dans la paroi de l’artère n’est pas « gênante » et ne risque ni de se déplacer, ni de « rouiller ».
Le principe d’un pontage est d’installer une voie de dérivation, un « itinéraire bis » pour éviter un segment d’artère malade, bouchée ou très rétrécie. Comme pontage, on utilise soit une veine des mollets ou des cuisses, appelée veine saphène, soit l’artère mammaire qui est située derrière la poitrine.
Dans les deux cas, ces vaisseaux prélevés pour les pontages, qui ne sont pas indispensables à leur fonction première, sont cousus par le chirurgien entre l’aorte (la grosse artère qui sort du cœur) et les coronaires, en aval des rétrécissements.
L’intervention nécessite le plus souvent d’arrêter le cœur, qui est relayé par une pompe de circulation extra-corporelle, dure environ trois heures, indépendamment du nombre de pontages réalisés (de 1 à 6, en moyenne 3).
Août 2006
Pour en savoir plus : fiche sur l’infarctus du myocarde dans un site médical universitaire (Rennes)