Utérus rétroversé : un risque accru de cancer ?

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Entre 20 et 30 % des femmes ont un utérus rétroversé. Cette anomalie anatomique plus fréquente qu'on ne le croit n'a bien souvent aucune incidence sur la santé de la femme. Mais parfois, elle peut entraîner certaines complications.
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5135501-inline-500x281.jpg© Istock

L'utérus rétroversé, qu'est-ce que c'est ?

Habituellement, la cavité utérine est légèrement positionnée vers l'avant, reposant délicatement sur la vessie. On dit que l'utérus est « antéversé ». Mais il arrive, dans certains cas, que l'organe soit basculé vers l'arrière, c'est-à-dire vers le rectum. Il est alors « rétroversé ». Cette anomalie peut être primitive, c'est-à-dire qu'elle survient naturellement au cours du développement pelvien. Mais la rétroversion est dite « secondaire » lorsqu'elle va apparaître à la suite d'un évènement externe. On retrouve, notamment, des cas de rétroversion à la suite d'un accouchement compliqué ayant occasionné un déchirement des ligaments pelviens. Mais on peut également observer ce type d'anomalie anatomique chez les femmes présentant des fibromes, des polypes ou des adhérences dans cette région corporelle.

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L'utérus rétroversé, quels risques ?

Dans la majorité des cas, les rétroversions utérines sont asymptomatiques et sont découvertes fortuitement au cours d'un examen gynécologique de routine. Néanmoins, certaines femmes peuvent ressentir des douleurs au cours des rapports sexuels tandis que d'autres vont souffrir de règles particulièrement douloureuses. Mais il s'agit là de cas relativement rares qui peuvent être soulagés par une intervention chirurgicale destinée à rétablir la position de l'utérus. Le fait d'avoir un utérus rétroversé n'accroît absolument pas le risque de développer un cancer gynécologique. Néanmoins, la présence d'une tumeur localisée dans le petit bassin peut, elle, favoriser la rétroversion de la cavité utérine.

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