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Pourquoi la luxation de l’épaule est-elle la plus fréquente ?

L’épaule est une articulation particulièrement mobile. Cela est dû à ses particularités anatomiques. La pièce femelle, appelée glène est très peu concave, presque plane, à peine élargie et évasée par un bourrelet périphérique.


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Elle s’articule avec la pièce mâle, la tête humérale, convexe, dont la surface articulaire représente 2/3 de sphère. L’imbrication, la congruence des deux pièces est faible, autorisant une très grande mobilité mais aussi une faible stabilité. C’est exactement le contraire de la hanche ; peu mobile mais très stable.

La stabilité est assurée par l’enveloppe articulaire appelée capsule dont l’épaississement à certains endroits constitue des ligaments de soutien. Par ailleurs, les muscles et tendons de l’épaule participent à sa stabilité. C’est essentiellement ces éléments qui sont lésés lors de l’accident.

L’accident

Lors d’une chute, ou d’un mouvement brutal d’armé contré, vous êtes victime d’une luxation antérieure d’épaule. La douleur est très importante, avec impression de déboîtement articulaire. Dés lors tout mouvement est impossible.

Que s’est-il passé ?

Il s’agit d’un déboîtement articulaire : la partie mâle de l’articulation, la tête humérale, sort de la pièce femelle constituée par la glène.


Le plus souvent la tête se déplace vers l’avant, donnant une impression de vacuité du moignon de l’épaule.

La luxation peut être responsable de fracture parcellaire de la glène, de la tête humérale, de lésions de l’enveloppe articulaire, de tendons et de muscles, parfois de nerfs ou de vaisseaux sanguins.

Que ne faut-il pas faire ?

Tirer sur le bras pour réduire la luxation sans faire de radiographie préalable.

Allonger le patient au lieu de le laisser assis.

Faire des manoeuvres brutales

Que faire ?

Aller à l’hôpital pour qu’un médecin réduise la luxation, après vous avoir examiné et fait des radiographies.

La réduction s’effectue après avoir administré une pré-médication dont le but est de soulager la douleur et de détendre au maximum les muscles avant d’effectuer la traction. En effet, c’est la contracture musculaire qui s’oppose à la réduction.

En cas d’échec, la réduction pourra se faire au bloc opératoire sous une brève anesthésie générale.

Par la suite le médecin vous immobilisera coude au corps dans une attelle pendant une durée habituellement de 3 semaines, afin que les lésions puissent cicatriser au maximum.

Cela ne pourra pas supprimer totalement le risque de récidive. Il est très approximativement en moyenne de l’ordre de 50%.

Faut-il faire de la rééducation ?

Pendant la période d’immobilisation coude au corps, on peut réaliser de la rééducation pendulaire, de mobilisation passive de l’épaule, à condition de laisser le coude au corps.

Par la suite la rééducation portera sur la totalité des mouvements, en particulier celui consistant à « armer », comme si on lançait un javelot. C’est dans cette position que l’on pourra apprécier au mieux la stabilité ressentie.

Faut-il opérer ?

Non. La première luxation n’est pas une indication chirurgicale. En principe, c’est après le 3° épisode que s’envisage la chirurgie de stabilisation, dans une situation alors différente d’instabilité chronique.

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