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L’otite terme général signifiant une atteinte au niveau de l’oreille, se décline selon différents aspects pathologiques, pour chacun desquels elle porte un nom bien précis. Il est donc important de connaître les différents types d’otites auxquelles on a à faire.

Diagnostic différentiel :

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On retrouve tout d’abord l’otite externe qui se produit dans le conduit auditif externe. Elle est favorisée par l’eczéma, les baignades où l’eau est polluée, la chaleur. Cette pathologie est plutôt fréquente pendant la saison estivale.

L’otite séreuse chronique est une inflammation chronique de l’oreille moyenne, difficile à traiter selon le germe.

L’otite barotraumatique, elle touche les personnes qui pratiquent des sports comme la plongée, des personnes qui voyagent beaucoup en avion, et aussi des personnes qui subissent des effets de souffle.

Enfin l’otite moyenne aiguë (OMA), elle est la cause des nuits blanches pour les mamans qui se sentent impuissantes face à cette pathologie. Cette affection frappe majoritairement les enfants jeunes. ( 83% ont moins de 3 ans.) Les germes les plus fréquemment rencontrés sont bactériens tels que, les pneumocoques, les hémophilus et parfois des Moraxella. Chez le nourrisson il est à noter que les germes en cause sont plus variés et que l’on retrouve des staphylocoques, des streptocoques ou des germes anaérobies comme le pseudomonas aeruginosa.
L’OMA récidive généralement une fois sur deux et ces récidives sont fortement liées à l’entourage. En effet les enfants en crèche ou maternelle sont sujet à des fréquences d’apparition d’otite moyenne aiguë beaucoup plus importantes. Bien souvent l’OMA fait suit à une rhinopharyngite. 90% des OMA apparaissent après une rhinopharyngite.

Quels sont les signes cliniques d’une OMA ?

L’atteinte du tympan amène l’enfant à l’acmé de la douleur. Cette douleur auriculaire est pulsatile et insomniante. L’enfant se touche l’oreille en permanence, perd son appétit et déclare une fièvre aux environ de 38°. Il ne faut surtout pas attendre la survenue d’un écoulement d’oreille. En effet en absence de traitement, le tympan se perfore pour laisser s’écouler le pus qui était sous pression. Dans ce cas on observe une cessation spontanée de la douleur, mais ceci ne garantit en rien un retour aux capacités auditives normales de l’enfant. Des séquelles neurosensorielles même minimes peuvent apparaître.
Il est donc important d’instaurer rapidement un traitement

Quel est le traitement de l’OMA ?

Il s’agit avant tout de calmer la douleur, traiter l’infection pour éviter l ‘évolution vers une forme chronique.

Traitement de la fièvre et de la douleur à l’aide d’antalgiques et traitement de l’infection par une antibiothérapie. Le traitement médical constitue le traitement de première intention.

Outre le paracétamol et l’acide acétylsalicylique pour la fièvre et la douleur , l’antibiothérapie correspondra à la prescription d’amoxicilline -acide clavulanique (Augmentin, Ciblor) ou de céphalosporines orales ( Zinnat, Oroken, Orelox..). On associe enfin à l’antibiothérapie une Corticothérapie à base de bétaméthasone ou de Célestène.

En cas d’échec au traitement de première intention, la solution chirurgicale sera envisagée

Hormis le nourrisson de trois mois où la paracentèse doit être systématique, elle sera envisagée lorsqu’en dépit du traitement symptomatique, persistent des douleurs violentes et une fièvre importante. La paracentèse permet l’évacuation des collections derrière le tympan et d’aérer l’oreille moyenne.

La pose d’un aérateur transtympanique appelé encore « YOYO » sera utile lors d’OMA récidivantes. L’aérateur permet de restaurer une audition normale, tout en sachant que le risque de séquelles tympaniques est augmenté au-delà de 12 mois. D’ où l’intérêt de consulter très régulièrement le médecin lorsque l’enfant est pourvu d’aérateurs transtympaniques.

Quels gestes la maman doit pratiquer à son enfant en cas D’OMA ?

Il faut avant toute chose découvrir l’enfant et le faire boire. On pourra éventuellement lui donner un bain d’eau tiède qui peut favoriser la chute de température. La Maman pourra administrer à son enfant un anti pyrétique type Paracétamol ou aspirine en respectant scrupuleusement les doses pour enfant indiquées sur les boîtes d’aspirine ou de paracétamol pour enfant ou nourrisson. Il faut aussi penser à pratiquer un lavage des fosses nasales avec du sérum physiologique afin de désinfecter le rhinopharynx.

L’emploi de gouttes auriculaires nécessite un avis médical. En cas de prescription d’un soluté auriculaire, bien réchauffer le flacon entre les mains avant l’instillation, ceci pour éviter la sensation de chaud et froid.

Au cours du traitement il faut éviter que de l’eau entre dans l’ oreille malade.

En cas d’OMA déjà apparue comment prévenir une éventuelle récidive ?

Dans l’idéal l’enfant ne doit pas être soumis à un environnement pollué, ce qui est difficile du fait de la concentration d’enfants en crèche ou maternelle.

Faire rechercher auprès du médecin la présence d’une hypertrophie des végétations qui peuvent être à l’origine d’OMA.

L’enfant doit avoir au niveau de son alimentation un bon apport en fer.
Pour le nourrisson il faut privilégier l’allaitement maternel.

Enfin pour les enfants non scolarisés choisir le mode de garde ou le nombre d’enfants est restreint.

Philippe MINIGHETTI - Docteur en Pharmacie - Ancien interne des hôpitaux de Marseille

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